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LIVRE XVII.
Juillet 1803.
l J ortsauxiliairesdu portde lluulogne.
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d’EtapIeset campde Montreuil.
inenlaires devaient servir à la consommation journalière descamps, et au chargement en vivres des deux flottilles de guerreet de transport. On peut se figurer aisément les quantités qu’ilfallait réunir, si on imagine qu’il s’agissait de nourrir l’armée,la flotte, la nombreuse population d’ouvriers attirée sur leslieux, d’abord pendant le campement, puis pendant deux moisd’expédition; ce qui supposait des vivres pour près le deuxcent mille bouches, et des fourrages pour vingt mille chevaux.Si on ajoute que tout cela fut fait avec une abondance qui nelaissa rien à désirer, on comprendra que jamais création plusextraordinaire ne fut exécutée chez aucun peuple, par aucunchef d’empire.
Mais un seul port ne suffisait pas pour toute l’expédition.Boulogne ne pouvait contenir que 12 ou 1,300 bâtiments, etil en fallait recevoir environ 2,300. Ce port en aurait-il con-tenu le nombre nécessaire, il eût été trop long de les fairetous sortir par le même chenal. Dans certaines circonstancesde mer, c’était un grand inconvénient que de n’avoir qu’unseul lieu de refuge. Si, par exemple, on faisait sortir unegrande quantité de bâtiments, et que le mauvais temps oul’ennemi obligeât à les faire rentrer subitement, ils pouvaients’encombrer à l’entrée, manquer la marée, et rester en per-dition. Il y avait, en descendant à quatre lieues au sud, unepetite rivière, la Canche, dont l’embouchure formait une baietortueuse, très-ensablée, malheureusement ouverte à tous lesvents, et présentant un mouillage beaucoup moins sûr quecelui de Boulogne. (Voir la carte n° 24.) Il s’y était formé unpetit port de pêche, celui d’Étaples. Sur cette même rivièrede la Canche, à une lieue dans l’intérieur des terres, se trou-vait la place fortifiée de Montreuil. Il était difficile de creuserlà un bassin, mais on pouvait y planter une suite de pieux,afin d’y amarrer les bâtiments, et construire sur ces pieuxdes quais en bois, propres à l’embarquement et au débarque-ment des troupes. C’était un abri assez sûr pour 3 ou 400 b A-