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[Vol. 2.]
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CAMP DE BOULOGNE.

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liinents. On ne pouvait sortir par des vents à peu près pareilsà ceux de Boulogne. La distance de Boulogne, qui était de 4à 5 lieues, présentait bien quelque difficulté pour la simulta-néité des opérations; mais c’était une difficulté secondaire, etun asile pour 400 navires était trop important pour le négliger.Le Premier Consul y forma un camp destiné aux troupes réu-nies entre Compiègne et Amiens, et en réserva le commande-ment au général Ney, revenu de sa mission en Suisse. Cecamp fut appelé camp de Montreuil. Les troupes eurent ordrede s’y baraquer, comme celles qui étaient campées autour deBoulogne. Des établissements furent préparés pour la manu-tention des vivres, pour les hôpitaux, pour tous les besoinsenfin d’une armée de 24 mille hommes. Le centre de l’arméeétant supposé à Boulogne, le camp d’EtapIes en était la gauche.

Un peu au nord de Boulogne, avant d’étre au cap Grisnez,sc trouvaient deux autres baies, formées par deux petites ri-vières , dont le lit était fort encombré par la vase et le sable,mais dans lesquelles l’eau de la haute mer s’élevait à 6 ou 7pieds. L’une était à une lieue, l’autre à deux lieues de Bou-logne; elles étaient en outre placées sous le même vent. En ycreusant le sol, en y pratiquant des chasses, il était possibled’y abriter plusieurs centaines de bâtiments ; ce qui aurait com-plété les moyens de loger la flottille entière. La plus prochede ces deux petites rivières était le Wimereux, débouchantprès d’un village appelé Wimereux. L’autre était la Selacque,débouchant près d’un village de pécheurs appelé Ambleteuse.Sous Louis XVI on avait songé à y creuser des bassins, maisles travaux exécutés à cette époque avaient complètement dis-paru sous la vase et les sables. Le Premier Consul ordonnaaux ingénieurs l’examen des localités; et, dans le cas d’uneréponse favorable â ses vues, des troupes y devaient être em-ployées, et campées sous baraques, comme àÉtaples et Bou-logne. Ces deux ports devaient contenir, l’un 200, l’autre300 bâtiments : c’étaient donc 500 qui se trouvaient encore

Juillet 1803.

Ports

de Wimereuxet

d’AmMeteuse,destinas ài’avarit-tjardeet à la réservé.