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LIVRE XVII.
Juillet 1803.
Lu flottillebatave desti-née à porterle corpsdu généralDavout.
Moyensemployéspour fortifierla côtede Boulogne.
abrités. La garde, les grenadiers réunis, les réserves de ca-valerie et d’artillerie, et les divers corps qui étaient en for-mation entre Lille, Douai, Arras, devaient trouver là leursmoyens d’embarquement.
Restait la flottille batave, destinée à porter le corps du gé-néral Davout, et qui, d’après le traité conclu avec la Hollande,était indépendante de l’escadre de ligne réunie au Texel. Mal-heureusement la flottille batave était moins activement arméeque la flottille française. C’était une question de savoir si ellepartirait de l’Escaut pour la côte d’Angleterre, en la faisantescorter par quelques frégates, ou si on l’amènerait à Dun-kerque et Calais, pour la faire partir des ports placés à ladroite du cap Grisnez. L’amiral Bruix était chargé de résoudrecette question. Le corps du général Davout, qui formait ladroite de l’armée, se serait ainsi trouvé rapproché du centre.On ne désespérait môme pas, à force d’élargir les bassins etde serrer le campement, de lui faire doubler le cap Grisnez,et de l’établir à Ambleteuse et Wimereux. Alors les flottillesfrançaise et batave, réunies au nombre de 2,300 bâtiments,portant les corps des généraux Davout, Soult, Ney, plus laréserve, c’est-à-dire 120 mille hommes, pouvaient partir si-multanément , par le môme vent, des quatre ports placés dansl’intérieur du détroit, avec certitude d’agir ensemble. Les deuxgrandes flottes de guerre appareillant, l’une de Brest, l’autredu Texel, devaient porter les 40 mille hommes restants, dontle concours et l’emploi étaient le secret exclusif du PremierConsul.
Pour compléter toutes les parties do cette vaste organisa-tion , il fallait mettre la côte à l’abri des attaques des Anglais.Outre le zèle qu’ils allaient apporter à empêcher la concen-tration de la flottille à Boulogne, en gardant le littoral depuisBordeaux jusqu’à Flessinguc, il était présumable qu’à l’imita-tion de ce qu’ils avaient fait en 1801, ils tâcheraient de la dé-truire , soit en l’incendiant dans les bassins, soit en l’attaquant