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LIVRE XVII.

Août 1803 . dait exécuter le traité de Saint-lldephonse. 11 s’agissait de sa-

Aprè»avoir voir si elle prendrait part à la guerre, ou si elle resterait

mis Un à .

la médiation neutre, en fournissant à la France un subside, au lieu d’un

russe, '

le Premier secours en hommes et en vaisseaux. Le Premier Consul ne

Consul oblige

à svxplfqlfcr. P ouva i t se donner tout entier à son expédition, tant que cettequestion ne serait pas résolue.

L’Espagne éprouvait à se décider une répugnance extrême,et qui l’avait rejetée à l’égard de la France dans les plus fâ-cheux sentiments. Sans doute il était onéreux de suivre unepuissance voisine dans toutes les vicissitudes de sa politique ;mais, en s’engageant par le traité de Saint-lldephonse dansles liens d’une alliance offensive et défensive avec la France,l’Espagne avait contracté une obligation positive, dont il étaitimpossible de contester les conséquences. Indépendammentde cette obligation, il fallait que cette puissance fût indigne-ment dégénérée, pour vouloir se tenir à l’écart, lorsqu’allaits’agiter pour la dernière fois la question de la suprématiemaritime. Si l’Angleterre l’emportait, il était évident qu’il n’yavait plus pour l’Espagne ni commerce, ni colonies, ni ga-lions, ni rien enfin de ce qui composait depuis trois siècles sagrandeur et sa richesse. Quand le Premier Consul la pressaitd’agir, il la pressait non-seulement de remplir un engagementformel, mais de remplir ses plus sacrés devoirs envers elle-même. Tenant compte de son incapacité présente, il la laissaitneutre, et, en lui ménageant ainsi la faculté de recevoir lespiastres du Mexique, il lui demandait d’en verser une partiedans la guerre faite au profit commun, de payer, en un mot,la dette d’argent, puisqu’elle ne pouvait payer la dette dusang, à la cause de la liberté des mers.

LEspagnc Nos relations avec l’Espagne, altérées, comme on l’a vu, à

arrivée , on ne

S ànn P vëritâhie l’ occas * on du Portugal, un peu améliorées depuis, grâce à lacl< t i'e'-ani Ue vacancy du duché de Parme, s’étaient gâtées de nouveau, au

He la franc*. p 0 j nt d’être tout à fait hostiles. On se plaignait tous les joursà Madrid d’avoir cédé la Louisiane pour la royauté de l’Étru-