CAMP DE BOULOGNE.
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c’étail souscrire à une négociation désavantageuse et sans Août tsœ.terme.
Il déclara donc, après avoir discuté les propositions de laRussie, après avoir montré l’injustice et le danger de quel-ques-unes, qu’il était toujours prêt à accepter l’arbitrage per-sonnel du czar lui-même, mais non une négociation conduitepar son cabinet d’une manière peu amicale pour la France, ettellement compliquée, qu’on ne pouvait en espérer la fin ;qu’il remerciait le cabinet de Saint-Pétersbourg de ses bonsoffices, qu’il renonçait toutefois à s’en servir davantage, s’enremettant à la guerre du soin de ramener la paix. La décla-ration du Premier Consul se terminait par ces paroles, pro-fondément empreintes de son caractère : « Le Premier Consul» a tout fait pour conserver la paix; ses efforts ayant été vains,
» il a dû voir que la guerre était dans l’ordre du destin. 11 fera» la guerre, et il ne pliera pas devant une nation orgueilleuse,
» en possession, depuis vingt ans, de faire plier toutes les«puissances.» (29 août 1803.)
M. de Markoff fut sèchement traité, et avait mérité de l’êtrepar son langage et son attitude à Paris. Approbateur constantde l’Angleterre, de ses prétentions, de sa conduite, il était ledétracteur avoué de la France et de son gouvernement. Quandon lui disait qu’il ne se conformait pas ainsi aux intentions,du moins apparentes, de son maître, qui professait une rigou-reuse impartialité entre la France et l’Angleterre, il répondaitque l'empereur avait son opinion , mais que les Russes avaientla leur. II était à craindre qu’il ne s’attirât bientôt quelquetempête, semblable à celle qu’avait essuyée lord Withworth,et même plus désagréable encore, parce que le Premier Consuln’avait pas pour M. de Markoff la considération qu’il professaitpour lord Withworth.
Le fil de cette, fausse médiation une fois tranché, sansrompre néanmoins avec la Russie, le Premier Consul voulutforcer l’Espagne à s’expliquer, et à dire comment elle enten-