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CAMP DE BOULOGNE.

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cheval, de faire manœuvrer tous les jours les escadrons avec Sept. 1803.leurs pièces, et de se tenir constamment avertis du mouve-ment des convois, afin de les escorter dans leur marche 1 .

Ce système produisit, comme on le verra, d’excellents ré-sultats. Les bâtiments étaient formés en convois de 30, 50 etjusqu’à 60 voiles. Ils devaient commencer à sortir, vers la linde septembre, de Saint-Malo, Granville, Cherbourg, de larivière de Caen, du Havre, de Saint-Valéry. 11 n’y en avaitpas beaucoup au delà de la pointe de Brest; mais, en toutcas, les Anglais gardaient cette partie de nos rivages avectrop de soin, pour hasarder ce trajet, avant d’avoir fait denombreuses expériences. Ce n’était pas le môme commandantqui conduisait les convois du point de départ au point d’ar-rivée. On avait pensé que tel officier de mer qui connaissaitbien les côtes de Bretagne, par exemple, ne connaîtrait paségalement bien les côtes de Normandie ou de Picardie. On les

1 Lu lettre suivante, écrite à propos d'une négligence commise, prouve dansquel état il avait mis la côte.

30 octobre 1603.

Au général Davout.

Citoyen général Davout, je n’ai vu qu'avec peine, par le rapport du généralde brigade Seras, que les Anglais avaient eu le temps de piller et de dégréer lebâtiment qui était écboué entre Gravelines et Calais. Dans la situatiou actuellede la côte, jamais pareil événement ne serait arrivé depuis Bordeaux. Des dé-tachements de cavalerie et des pièces mobiles seraient arrivés pour empêcherles Anglais de pilier le bâtiment. Voilà la seconde fois que des bâtimentséchoués sur cette côte ne sont point secourus. La faute en est à celui que vousavez chargé de la surveillance de la côte. Chargez deux généraux de brigadede l’inspection de la côte: l’un de Calais à Dunkerque, l’autre de Dunkerque àl’Escaut. Que des piquets de cavalerie soient disposés de manière à se croisersans cesse, et que des pièces soient placées avec des attelages, de manièrequ’au premier signal elles puissent arriver dans le moins de temps possible auxendroits où les bâtiments seraient échoués. Enfin ces généraux inspecteursdoivent toujours être «H cheval, faire manœuvrer les batteries de terre, inspec-ter les canonniers gardes-côtes, escorter les flottilles sur l’estran, lorsqu’ellesse mettront en mouvement. Faites-moi connaître le nom de tous les postes quevous aurez placés, et l’endroit où vous aurez établi des pièces mobiles.