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LIVRE XVII.
Sept. 1803. avait donc distribués suivant leurs connaissances locales, et,comme des pilotes côtiers, ils ne sortaient pas de l’arrondis-sement qui leur était fixé. Ils recevaient les convois à la li-mite de leur arrondissement, les dirigeaient jusqu’à la limitede l’arrondissement voisin, et se les transmettaient ainside main en main jusqu’à Boulogne. On avait embarqué destroupes sur les bâtiments, môme des chevaux sur ceux quiétaient destinés à en recevoir; on les avait chargés, en unmot, comme ils devaient l’ôtre pendant la traversée de Franceen Angleterre. Le Premier- Consul avait ordonné d’examineravec le plus grand soin comment ils se comporteraient à lamer sous le fardeau qu’ils devaient transporter.
Combats Vers les derniers jours de septembre (premiers jours de
ics capitaines vendémiaire an xn), une première division, composée de
Saint-Haouen . . , ,
et Perneus chaloupes, bateaux canonniers et péniches, partit de Dun-
autour du cap
crisnez, pour kerque pour doubler le cap Grisnez, et se rendre à Boulogne.
faire passer 11 1 ' °
indivisions capitaine de vaisseau Saint-Haouen, excellent officier, qui
*et decàtaiï!* commandait cette division, quoique très-hardi, marchait avecbeaucoup de précaution. Quand il fut à la hauteur de Calais,il se laissa intimider par une circonstance en réalité peu im-portante : il vit la croisière anglaise disparaître, comme sielle était allée chercher d’autres bâtiments. Il craignit d’étrebientôt assailli par une escadre nombreuse, et au lieu de for-cer de voiles pour gagner Boulogne, il relâcha dans le portde Calais. L’amiral Bruix, averti de cette faute, courut de sapersonne sur les lieux, afin de la réparer s’il était possible.En effet, les Anglais étaient bientôt venus eu très-grand nom-bre, et il devenait évident qu’ils allaient s’acharner sur le portde Calais, pour empêcher d’en sortir la division qui s’y trou-vait en relâche. L’amiral se rendit à Dunkerque, pour hâterl’organisation d’une seconde division, qui était prête dans ceport, et la faire venir au secours de la première.
Les Anglais étaient devant Calais avec une force considé-rable, surtout avec plusieurs bombardes. Dans la journée