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[Vol. 2.]
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LIVRE XVII.

octui,. ira. laisse, se rendant ainsi par l’cstran d’un port à l’autre ’, quel-quefois embarqué sur de légères péniches, allant assister àde petits combats entre nos chaloupes canonnières et la croi-sière anglaise, les poussant sur l’ennemi jusqu’à ce qu’il eûtfait reculer les corvettes et les frégates, par le feu de nos frêlesbâtiments. Souvent il s’obstinait à braver la mer, et une fois,ayant voulu visiter la ligne d’embossage malgré le plus grostemps, il échoua non loin du rivage, en rentrant dans soncanot. Heureusement les hommes avaient pied. Les matelotsse jetèrent à la mer, et, formant un groupe serré pour résisteraux vagues, le portèrent sur leurs épaules, au milieu des flotsbrisant sur leurs têtes.

Un jour que, parcourant ainsi la plage, il s’était animé à lavue des côtes d’Angleterre, il écrivit les lignes suivantes auconsul Cambacérès : « J’ai passé ces trois jours au milieu du

I H écrivait d’Etnples au consul Cambacérès, le 1 er janvier 1804 :

« Je suis arrivé hier matin à Étaples, d’où je vous écris dans ma baraque. Il» fait un vent de sud-ouest affreux. Ce pays ressemble assez au pays d’Éole...» Je monte à l’instant a cheval pour me rendre à Boulogne par l’estrao.»

II écrivait antérieurement, le 12 novembre:

« Je reçois, citoyen Consul, votre lettre du 18 (brumaire). La mer continue» ici à être mauvaise, et la pluie continue à tomber par torrents. J’ai été hier à«chevalet en bateau toute la journée. C’est vous dire que j’ai été constam-» ment mouillé. Dans la saison actuelle, on ne ferait rien si on n’affrontait pas«l’eau. Heureusement que pour mon compte cela me réussit parfaitement, et» que je ne me suisjamais si bien porté.

«Boulogne, 12 novembre.»

Le 1 er janvier 1804 il écrivait encore au ministre de la marine :

« Demain, à huit heures du matin, je ferai l’inspection de toute la flottille;«je la verrai par division. Un commissaire de marine fera l’appel de tous les« officiers et soldats qui composent l’équipage. Tout le monde se tiendra à son« poste de bataille, et avec le plus grand ordre. Au moment où je mettrai le« pied dans chaque batiment, on saluera trois fois de vive la République, et«trois fois derune le Premier Consul. Je serai accompagné dans cette visite«de l’ingénieur en chef, du commissaire de l’armement, du colonel comman-«dant l’artillerie.

«Pendant tout le temps de l’inspection, les équipages et les garnisons de«toute la fiottille resteront à leur poste, et on placera des sentinelles pour» empêcher que personne ne passe sur le quai qui regarde la flottille. »