CONSPIRATION DE GEORGES.
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il ne serait guère possible de dire, en trouvant ensemble Mars isos.MM. de Polignac, de Rivière, Pichegru et Georges, qu’ilsétaient à Paris en simples observateurs. Cette dernière preuvedevait être bientôt obtenue, grâce aux moyens terribles em-ployés par le gouvernement.
Georges, traqué par une multitude d’agents, obligé dechanger de gîte tous les jours, ne pouvant sortir de Paris, quiétait gardé par terre et par eau, Georges devait finir par suc-comber. On était sur ses traces; mais il est juste de recon-naître, à l’honneur du temps, que personne n’avait consentià le livrer, bien que le vœu de son arrestation fût général.
Ceux qui se hasardaient à le recevoir ne voulaient le cacherque pour un jour. 11 fallait que tous les soirs il changeât deretraito. Le 9 mars, vers l’entrée de la nuit, plusieurs officiers Arrestation
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de paix entourèrent une maison, devenue suspecte par lesallées et venues de gens de mauvaise apparence. Georges, quil’avait occupée, essaya d’en sortir pour se procurer un asileailleurs. Il partit vers sept heures du soir, et monta, près duPanthéon, dans un cabriolet conduit par un serviteur de con-fiance, jeune chouan déterminé. Les officiers de paix suivirentce cabriolet en courant à perte d’haleine, jusqu’au carrefourde Bussy. Georges pressait son compagnon de hâter le pas,lorsque l’un des agents de la police, arrivé le premier, se jetasur la bride du cheval. Georges d’un coup de pistolet l’étenditroide mort à ses pieds. 11 s’élança ensuite du cabriolet pours’enfuir, et tira un second coup sur un autre agent, qu’il blessagrièvement. Mais, enveloppé par le peuple, arrêté malgré sesefforts, il fut livré à la force publique, accourue en toute hâte.
On le reconnut sur-le-champ pour ce terrible Georges qu’oncherchait depuis si long-temps, et qu’on tenait enfin, ce quiproduisit dans Paris une joie générale. On vivait, en effet,dans une sorte d’oppression dont on était maintenant soulagé.
Avec Georges venait d’être arrêté le serviteur qui l’accom-pagnait, et qui avait eu à peine le temps de faire quelques pas.