CONSPIRATION DE GEORGES.
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Plût au ciel que le Premier Consul se fût contenté de ce Mars îew.qu’il avait sous la main pour confondre ses ennemis! 11 avaitle moyen de les faire trembler, en leur infligeant légalementles peines contenues dans nos codes; il pouvait de plus lescouvrir de confusion, car les preuves obtenues étaient acca-blantes. C’était plus qu’il n’en fallait à sa sûreté et à son hon-neur. Mais, comme nous l’avons déjà dit, indulgent alors poul-ies révolutionnaires, il était indigné contre les royalistes, ré-volté de leur ingratitude, et résolu à leur faire sentir le poids
I). Par quelle voie êtes-vous venu de Londres en France?
R. Par la côte de Normandie, sur un bâtiment anglais, capitaine Wrigtil,à ce que je crois.
D. Combien y avait-il de passagers, et quels étaient les passagers?
R. Je ne sais pas.
D. Vous savez que l’ex-général Pichcgru et Lajolais faisaient partie de ccspassagers, ainsi que M. Jules de Polignac?
R. Cela ne me regardant pas, je l'ignore.
I). Arrivé sur la côte où vous êtes débarqué, par quelle voie vous êtes-vousrendu à Paris?
R. Tantôt à pied, et tantôt à cheval, par la route de Rouen, que j'ai étégngner .
D. Quels sont les motifs de votre voyage et de votre séjour en cette ville?
R. De m’assurer de l’état des choses, et de la situation politique et inté-rieure, afin d’en faire part aux princes, qui auraient jugé, d’après mes obser-vations, s’il était de leur intérêt de venir en France, ou de rester en Angle-terre. Je dois dire cependant que je n'avais point de mission particulière d’euxdans le moment ; mais les ayant souvent servis avec zèle.
D. Quel a été le résultat des observations que vous avez faites sur la situa-tion politique, sur le gouvernement, et sur l'opinion? Qu’auriez-vous marquéaux princes à ce sujet, si vous aviez pu leur écrire et vous rendre auprèsd’eux?
R. En général, j'ai cru voir en France beaucoup d’égoïssme, d’apathie, etun grand désir de conserver la tranquillité.
Extrait du deuxième interrogatoire de M. Armand de Polignac,22 ventôse (13 mars).
Tome II, page 239.
Je Buis débarqué sur les côtes de Normandie; après plusieurs séjours, j'ailogé près IIsle-Adam, dans un endroit où se trouvait Georges, aussi connusous le nom de Loriére.