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conduite de la Prusse; mais tel est l’esprit de parti, telles sont sept. isoe.ses illusions incurables, que de toutes parts on regardait cette ivgard^desguerre comme pouvant offrir des chances imprévues, et ou- prussiennes,vrir à l’Europe vaincue un avenir nouveau. Napoléon avaittriomphé, disait-on, de la faiblesse des Autrichiens, de l’igno-rance des Russes, mais on allait le voir cette fois en présencedes élèves du grand Frédéric, seuls héritiers des véritablestraditions militaires, et peut-être au lieu d’Austerlitz il trou-verait Rosbach! A force de répéter de semblables propos, onavait presque fini par y croire, et les Prussiens, qui auraientdé trembler à l’idée d’une rencontre avec les Français, avaientpris en eux-mêmes la plus étrange confiance. Les espritssages néanmoins savaient ce qu’il fallait penser de ces follesespérances, et à Vienne on ressentait un mélange de surpriseet de satisfaction en voyant ces Prussiens si vantés, mis à leurtour à l’épreuve, et opposés à ce capitaine qui 11 ’avait dû sagloire, assurait-on, qu’à la dégénéralion de l’armée autri-chienne. II y eut donc un moment de joie chez les ennemis dela France, qui crurent que le terme de sa grandeur était ar-rivé. Ce terme devait arriver malheureusement, mais pas sitôt,et seulement après des fautes, dont aucune alors n’avait étécommise 1
Napoléon n’avait pas, quant à lui, le moindre souci au sujet N °Pjjjjg," g* rde la prochaine guerre. Il ne connaissait pas les Prussiens, car de*
il ne les avait jamais rencontrés sur le champ de bataille. Mais >r " sse ‘
il se disait que ces Prussiens, auxquels on prêtait tous lesmérites depuis qu’ils étaient devenus ses adversaires, avaientobtenu contre les Français inexpérimentés de 1792, encoremoins de succès que les Autrichiens, et que, s’ils n’avaient pu1 emporter sur des volontaires levés à la hâte, ils ne l’empor-teraient pas davantage sur une armée accomplie, dont il étaitj 6 ^ n<5ra *- Aussi écrivait-il à ses frères, à Naples et en IIol-’ fiu ils ne devaient concevoir aucune inquiétude, que lautte actuelle serait encore plus promptement terminée que la
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