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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

sept. îs 6. précédente, que la Prusse et ses alliés, quels qu’ils fussent,seraient écrasés, mais que cette fois il en finirait avec l’Eu-rope, et mettrait ses ennemis dans l'impuissance de remuer dedix ans. Ces expressions sont contenues textuellement dansses lettres aux rois de Hollande et de Naples.

En chef aussi prudent qu’audacieux, il se donna pour réus-PeHsee qui S] - r autant de soins que s’il avait eu à combattre des soldats et

dirige les t

ini'Tuii'es'rtc f l° s généraux égaux ou supérieurs aux siens. Bien qu’il nejNapo/cofî. p enS( *^ p as f ] es Prussiens tout ce qu’on affectait de publiersur leur compte, il usa à leur égard du vrai précepte de laprudence, qui conseille de priser au juste l’ennemi que l’onconnaît, et plus haut qu’il ne mérite l’ennemi que l’onne connaît pas. A cette considération s’en joignait une autrepour stimuler son active prévoyance : il était résolu de pous-ser à outrance la lutte contre le continent, et, désespérant deses moyens maritimes, il voulait vaincre l’Angleterre dans sesalliés, en les poursuivant jusqu’à ce qu’il eût fait tomber lesarmes de leurs mains. Sans être fixé sur l’étendue et la duréede cette nouvelle guerre, il présumait qu’il aurait à s’avancertrès-loin vers le Nord, et que peut-être il lui faudrait allerchercher la Russie jusque sur son propre territoire. Etonnédes derniers actes de la Prusse, n’ayant pu démêler, à la dis-tance de Paris à Berlin, les causes diverses et compliquéesqui la faisaient agir, il croyait qu’en septembre 1806 commeen septembre 180o, une grande coalition, sourdement pré-parée, était près d’éclater; que l’audace inaccoutumée du roiFrédéric-Guillaume n’en était que le premier symptôme; et ils’attendait à voir toute l’Europe fondre sur lui, l’Autrichecomprise, malgré les protestations pacifiques de celle-ci. Ladéfiance fort naturelle que lui avait inspirée l’agression del’année précédente le trompait néanmoins. Une nouvelle coali-tion devait certainement résulter de la résolution que venaitde prendre la Prusse, mais elle en serait l’effet au lieu d’enêtre la cause. Tout le monde au surplus était en Europe aussi