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IÉNA.
l’armée et la marine. Le roi de Hollande écrivit à Paris qu’il sept. imallait abdiquer la royauté, si ces réductions n’étaient pasagréées. Napoléon retrouvait ainsi chez ses propres frèresl’esprit de résistance des peuples alliés, qu’il avait cru s’atta-cher plus étroitement par l’institution des royautés de famille.
H en fut profondément blessé, car sous cet esprit de résistancese cachait beaucoup d’ingratitude, tant de la part des peuplesque la France avait-affranchis, que des rois qu’elle avait cou-ronnés. Toutefois il ne laissa pas éclater ses sentiments, et ilrépondit qu’il consentait aux réductions proposées, mais quela Hollande ne devrait pas être étonnée, si, dans les négocia-tions présentes ou futures, on l’abandonnait à ses propresmoyens. La Hollande avait bien, disait-il, le droit de refuserses ressources, mais la France avait bien aussi le droit derefuser son appui.
Les plus intimes secrets sont bientôt pénétrés par la malicedes ennemis. A une certaine attitude du roi Louis, on devinasa résistance à Napoléon, et il en devint extrêmement popu-laire. Ce monarque affectait de plus une sévérité de moeurs ,qui était dans les goûts d’un pays économe et sage, et il endevint plus agréable encore au peuple hollandais. Cependant,tout en affichant la simplicité, ce même roi voulait faire la dé-pense d’un couronnement et d’une garde royale, espérant parce double moyen se mieux assurer la possession du trône deHollande, auquel il tenait plus qu’il ne voulait l’avouer. Napo-léon blâma l’institution d’une garde royale par les raisons déjàdonnées à Joseph, et s’opposa péremptoirement à la cérémo-uie d’un couronnement, dans un instant où l'Europe allait êtreembrasée des feux d’une guerre générale. Ainsi dès les pre-miers jours, on voyait éclater les difficultés inhérentes à cesro yautés de famille, que Napoléon, par affection et par système,avait songé à fonder. Des alliés indépendants, qu’il eût traitéssuivant les services qu’il en eût reçus, auraient certainementbeaucoup mieux valu pour sa puissance et pour son cœur.
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