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[Vol. 4.]
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IÉNA.

60 mille hommes, véritablement propres à être incorporés, et, s ep t. îm.chose digne de remarque, on évitait encore d’appliquer la loide la conscription dans sept ou huit départements de la Bre-tagne et de la Vendée. C’étaient donc 30 mille hommes deplus qui allaient affluer dans les cadres. Mais le départ deshommes déjà instruits devait y produire un vide suffisant pouifaire place aux nouveaux venus. Napoléon, d’ailleurs, voulaitdiriger une grande partie de ces derniers vers l’Italie. Il pie-nait v à l’égard des conscrits destinés à passer les Alpes, desprécautions particulières. Même avant leur incorporation, illes faisait partir en gros détachements, conduire par des offi-ciers, et vêtir de l’habit militaire, afin de ne pas montrer horsde l’Empire des hommes isolés, marchant en habits de pay-sans.

Après avoir pourvu à l’accroissement de l’armée, Napoléonrépartit, avec une habileté consommée, l’ensemble de sesressources.

L’Autriche protestait de ses intentions pacifiques. Napoléon “'^^"“dTns 8y répondait par des protestations semblables; mais il avait

parties (le

résolu néanmoins de prendre ses mesures pour le cas où, IE,np,re 'profitant de son éloignement, elle songerait à se jeter sur l’Ita-lie. Le général Marmont occupait la Dalmatie avec 20 mille '^fg^drai

^ . . • / i i x i Marmont pour

hommes. Napoléon lui enjoignit, après avoir échelonné quel- d<?fense^aeques détachements depuis le centre de la province jusqu’àRaguse, de tenir le gros de ses forces à Zara même, ville for-tifiée et capitale du pays, d’y amasser des vivres, des armes,des munitions, d’en faire enfin le pivot de toutes ses opéra-tions défensives ou offensives. S’il était attaqué, Zara devaitlui servir de point d’appui, et lui permettre une longue résis-tance. Si, au contraire, il était obligé de s’éloigner pour con-courir aux opérations de l’armée d’Italie, il avait dans cettemême place un lieu sûr, pour y déposer son matériel, sesblessés, ses malades, tout ce qui n’était pas propre à la guerreactive, et tout ce qu’il ne pouvait pas traîner après lui.

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