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2ft LIVRE XXV.
Sept. 1806. loin de s’en plaindre. Napoléon avait fait préparer un travailpour les routes de la Picardie, de la Normandie et de, la Bre-tagne, afin de. transporter en quatre, cinq ou six jours, àBoulogne, à Cherbourg ou à Brest, les 8 mille hommes laissés• à Paris. La capitale serait dans ce cas livrée à elle-mépie.— Il faut, disait Napoléon au prince Cambacérès, qui luiexprimait ses inquiétudes à ce sujet, il faut que Pariss’habitue à ne plus voir un aussi grand nombre de senti-nelles à chaque coin de rue. — Il ne devait rester dansParis que la garde municipale, s’élevant alors à 3 millehommes. Le nom de Napoléon, la tranquillité des. temps,dispensaient de consacrer, plus de forces à la garde de lacapitale.
Quant aux ports de Toulon et de Gènes, Napoléon y.avaitlaissé de suffisantes garnisons. Mais il savait bien que les.Anglais n’étaient pas assez malavisés pour essayer une tenta-tive sur des places aussi fortes. Il n’avait de craintes sérieusesque relativement à Boulogne.
Ainsi, dans le vaste cercle embrassé par sa prévoyance, ilavait paré à.tous les dangers possibles. Si l’Autriche, appor-tant à la Prusse un secours qu’elle n’en avait pas reçu, prenaitpart à la guerre, l’armée d’Italie, concentrée sous Masséna etappuyée sur des places de premier ordre, telles que Palma-Nova, Mantoue, Venise, Alexandrie, pouvait opposer 70 millehommes aux Autrichiens, tandis qu’avec 12 ou 15 mille, legénéral Marmont se jetterait dans leur flanc par la route deDalmatie. L’Inn, Braunau et les Bavarois devaient suffire dansle premier moment à la défense de la Bavière. Le maréchalKellermann avait les dépôts pour couvrir le haut Rhin. Lemaréchal Mortier, le roi Louis, le maréchal Brune, par unmouvement des uns vers les autres, étaient en mesure deréunir 50 mille hommes, sur le point qui serait menacé, de-puis Mayence jusqu’au Ilelder, depuis le Ilelder jusqu’à Bou-logne. Paris enfin, dans un péril pressant, pourrait se récjuire