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[Vol. 4.]
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IÉNA.

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recevoir le secours du roi Louis, que ses instructions char- Se P t -geaient d’accourir au besoin vers cette partie des frontièresde l’Empire. Par ce système d’échelons, calculé avec une pré-cision rigoureuse, tous les points exposés à un accident quel-conque, depuis le haut Rhin jusqu’en Hollande, depuis la Hol-lande jusqu’à Boulogne, pouvaient être secourus en tempsutile, et aussi vite que l’exigerait la marche de l’ennemi le plusexpéditif.

Restait à garder les côtes de France, depuis la Normandiejusqu’à la Bretagne. Napoléon avait laissé plusieurs régimentsdans ces provinces, et, suivant son usage, il en avait rassem-blé les compagnies d’élite, en un camp volant à Pontivy, aunombre de 2,400 grenadiers et voltigeurs. Le général Boyerétait chargé de les commander. Il avait à sa disposition desfonds secrets, des espions, et des détachements de gendarmes.

Il devait faire des patrouilles dans les lieux suspects, et, si undébarquement menaçait Cherbourg ou Brest, s’y jeter avec les2,400 hommes qu’il avait sous ses ordres. Napoléon ne gardaità Paris qu’un corps de 8 mille hommes, composé de troisrégiments d’infanterie, et de quelques escadrons de cavalerie.

Ces régiments avaient reçu leur contingent de conscrits. Junot,gouverneur de Paris, avait l’ordre spécial de veiller sans cesseà leur instruction, et de considérer ce soin comme le premierde ses devoirs. Ces 8 mille hommes étaient une dernière ré-serve, prête à se rendre partout où sa présence serait néces-saire. Napoléon venait d’imaginer un moyen de faire voyagerles troupes en poste, et il l’avait employé pour la garde im-périale, transportée en six jours de Paris sur le Rhin. Lestroupes destinées à voyager de la sorte, exécutaient le jourdu départ une marche forcée à pied, puis elles étaient placéesur des charrettes, qui portaient dix hommes chacune, et quiétaient échelonnées de dix en dix lieues, de manière à par-courir 20 lieues par jour. On payait les charrettes à 5 francspar collier, et les cultivateurs, requis pour ce service, étaient