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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

Sept. 1806. longues et compliquées. Mais Napoléon, surpris l’année précé-dente par l’Autriche au moment de passer en Angleterre,.etcette année par la Prusse au retour d’Austerlitz, avait souarmée toute prête, et cette fois même toute transportée surle théâtre de la guerre, puisqu’elle se trouvait dans le haut

Etat matériel Palatinat et la Franconie. Elle ne laissait rien à désirer sous

et moral ne la

Sra, liepuis mce aucun rapport. Discipline, instruction, habitude de la guerreAusterlitz. ren0UV elée récemment dans une campagne immortelle, forcesréparées par un repos de plusieurs mois, santé parfaite,ardeur de combattre, amour de la gloire, dévouement sansbornes à son chef, rien ne lui manquait. Si elle avait perduquelque chose de cette régularité de manœuvres, qui la distin-guait en quittant Boulogne, elle avait remplacé cette qualitéplus apparente que solide, par une assurance et une libertéde mouvements, qui ne s’acquièrent que sur les champs debataille. Ses vêtements usés, mais propres, ajoutaient à sonair martial. Comme nous l’avons dit ailleurs,’ elle n’avait voulutirer des dépôts ni ses vêtements neufs ni sa solde, se réser-vant de jouir de tout cela lors des fêtes que Napoléon lui pré-parait en septembre, fêtes superbes, mais chimériques, hélas 1comme le milliard promis autrefois par la Convention ! Cettearmée héroïque, vouée désormais à une guerre éternelle, neI devait plus connaître d’autres fêtes que les batailles, les entrées/ dans les capitales conquises, l’admiration des vaincus! C’est àI peine si quelques-uns des braves qni la composaient étaient; destinés à regagner leurs foyers, et à mourir dans le calmei de la paix! Et ceux-là même en vieillisant étaient condamnés! à voir leur patrie envahie, démembrée, privée de la grandeurqu’elle devait à l’elfusion de leur sang généreux !

Cependant, si bien préparée que soit une armée, elle nel’est jamais au point de ne plus éprouver aucun besoin. Napo-léon, à son expérience profonde de l’organisation des troupes,joignait une connaissance personnelle de son armée, vraimentextraordinaire. Il savait la résidence, l’état, la force de tous