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Ses régiments. Il savait ce qui manquait à chacun d’eux, en Se P t - i836 -hommes ou en matériel, et s’ils avaient laissé quelque partun détachement qui les affaiblit, il savait où le retrou's er.
Son premier soin était toujours de chausser le soldat et de le v a; r i e soldat,garantir du froid. 11 fit expédier sur-le-chainp des souliers etdes capotes. Il voulait que chaque homme eût une paire de ^souliers aux pieds, et deux dans le sac. L’une de ces deux ipaires fut donnée en gratification à tous les corps, et la for- \tune du soldat est si modique, que ce léger don n’était pas .sans valeur. Il ordonna d’acheter en France et à l’étranger ;tous les chevaux de sello et de trait qu’on pourrait se pro-^curer. L’armée n’en avait pas actuellement besoin, mais, dans!sa sollicitude pour les dépôts, il désirait que les chevaux n’ymanquassent pas plus que les hommes. Il ordonna ensuite de 3
faire partir des dépôts, qui allaient regorger de conscrits, trois ^“‘bataillons,ou quatre cents hommes par régiment, afin de porter les ba-taillons de guerre à un effectif de huit ou neuf cents hommeschacun, sachant qu’après deux mois de campagne ils seraientbientôt réduits à celui de six ou sept cents. La force de lagrande armée devait s’en trouver augmentée de vingt millecombattants, et il devenait possible alors de congédier sansla trop affaiblir les soldats usés par la fatigue, car pour cettearmée de la révolution il n’y avait eu jusqu’ici d’autre termeà son dévouement que les blessures ou la mort. On voyait ^^hommes
1 . usés par les
dans ses rangs de \ieux soldats, attachés à leurs régiments fatigues,comme à une famille, dispensés de tout service, mais toujoursprêts dans un danger à déployer leur ancienne bravoure, etprofitant de leurs loisirs pour conter à leurs jeunes successeursles merveilles auxquelles ils avaient assisté. 11 y avait, dansle grade de capitaine surtout, beaucoup d’officiers qui n’étaientplus en état de servir. Napoléon ordonna de tirer des écolesmilitaires tous les jeunes gens que leur ège rendait propres ®% C0 |,. S .à la guerre, pour en former des officiers. Il appréciait fort lessujets fournis par ces écoles-, il les trouvait non-seulement