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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

Sept. 1806*

Rupture îlesnégociationsavec

l’Angleterre.

Dispositionsrelatives au

f ouverneniente l’Empire, enl’absencede Napoléon.

une fois mort, le parti de la guerre désormais triomphantavait résumé ses prétentions dans des propositions inaccepta-bles , telles que de concéder les îles Baléares, la Sicile et laDalmatie aux Bourbons de Naples, c’est-à-dire aux Anglaiseux-mémes, propositions que lord Lauderdale, sincère ami dela paix, soutenait méthodiquement, et avec une naïve igno-rance des intentions véritables de son cabinet. Napoléon nevoulut pas le congédier brusquement, mais il lui fit adresserune réponse qui équivalait a l’envoi de ses passe-ports. 11prescrivit ensuite une communication au Sénat, dans laquelleseraient exposées les longues négociations de la France avecla Prusse, et la triste conclusion qui les avait terminées. Ilordonna néanmoins de différer cette communication jusqu’àce que la guerre fût irrévocablement déclarée entre les deuxcours. Cependant, comme il fallait motiver son départ deParis, il fit annoncer que dans un moment où les puissancesdu Nord prenaient une attitude menaçante, il croyait néces-saire de se mettre à la tête de son armée, afin d’étre en mesurede parer à tous les événements. Il tint un dernier conseil pourexpliquer aux dignitaires de l’Empire leurs devoirs et leurrôle, dans les divers cas qui pouvaient se présenter. L’archi-chancelier Cambacérès, l’homme auquel il réservait toute saconfiance, même quand il laissait à Paris ses deux frères Louiset Joseph, devait la posséder bien davantage, quand il n’ylaissait pas un seul des princes de sa famille. Napoléon luiconfia les pouvoirs les plus étendus, sous les titres divers deprésident du Sénat, de président du Conseil d’Étnt, de prési-dent du Conseil de l’Empire. Junot, l’un des hommes les plusdévoués à l’Empereur, avait le commandement des troupescantonnées dans la capitale. Il ne restait à Paris que les fem-mes de la famille impériale. Encore Joséphine, effrayée devoir Napoléon exposé à de nouveaux dangers, avait-elledemandé et obtenu la permission de le suiv re jusque sur lesbords du Rhin. Elle espérait, en s’établissant à Mayence, être