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plus tôt et plus fréquemment informée de ce qui lui arriverait. ° e,ot '' 18ÜC ’ -Outre le gouvernement de l’Empire, l’archichancelier devaitavoir celui de la famille impériale. Il lui était prescrit de con-seiller et de contenir les personnes de cette famille, qui man-queraient en quelque chose, ou aux convenances, ou auxrègles tracées par l’Empereur lui-même.
Napoléon partit dans la nuit du 24 au 25 septembre, accom- île PïapoWon.pagné de l’impératrice et de M. de Talleyrand, s’arrêta quel-ques heures à Metz, pour voir la place, et se dirigea ensuitesur Mayence, où il arriva le 28. Il apprit dans cette ville qu’un à ^° l e e n °cè.courrier de Berlin, qui devait lui remettre les dernières expli-.calions de la cour de Prusse, avait croisé sa marche avec lasienne, et continuait de courir vers Paris. 11 ne pouvait doncobtenir, qu’en s’avançant en Allemagne, les éclaircissementsdéfinitifs qu’il attendait. Il vit à Mayence le maréchal Keller-mann, préposé à l’organisation des dépôts, le maréchal Mortier,chargé de commander le huitième corps, et leur expliqua denouveau comment ils avaient à se conduire en cas d’événe-ment. Il fit compléter les approvisionnements de Mayence ; ilapporta quelques modifications à l’armement de la place; ilpressa le départ des jeunes soldats tirés des dépôts, le trans-port des vivres et des munitions destinés à passer du Rhindans le Mein, puisa remonter par le Mein jusqu’à Wurlzbourg.
Une troupe d’officiers d’ordonnance, courant dans toutes lesdirections, se présentant à chaque instant pour lui rendrecompte des missions qu’ils avaient remplies, et habitués à nerien affirmer qu’ils ne l’eussent vu de leurs yeux, allaient etvenaient sans cesse, pour lui faire connaître l’état vrai deschoses, et le point auquel était parvenue l’exécution de sesordres. A Mayence, Napoléon renvoya sa maison civile, pouroe garder auprès de lui que sa maison militaire. Il ne put sedéfendre d’un moment d’émotion en voyant couler les larmes deI impératrice. Quoique plein de confiance, il finissait par céderlui-même à l’inquiétude générale, que faisait naître autour de