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[Vol. 4.]
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une guerre commune et par des mariages. H lui rappela que, 0ctob - lso6>cette alliance avait été l’époque brillante de la marine fran \çaise, et s’efforça de lui démontrer que la France, puissante 1sur le continent plus qu’elle n’avait besoin de l’étre, manquait Jactuellement de la force maritime nécessaire pour rétablir et jprotéger son commerce, détruit depuis quinze années. Celangage n’avait rien de nouveau pour Napoléon, car M. de ITalleyrand le faisait tous les jours retentir à ses oreilles. Lejduo de Wurtzbourg parut croire que la cour de Vienne saisi-rait volontiers cette occasion de se rapprocher de la France,et de se créer en elle un appui, au lieu d'un ennemi sans cessemenaçant. Napoléon, disposé par les circonstances présentes) Ouvertare» àà accueillir de pareilles idées, en fut tellement touché qu’ilinntecmediaiteécrivit lui-même à son ambassadeur, M. de La Rochefoucauld, Rochefoucauld,et lui ordonna de faire à Vienne des ouvertures amicales, \ouvertures assez réservées pour que sa dignité n’en souffrîtpas , assez significatives pour que l’Autriche sût qu’il dépen-dait d’elle de former avec la France des liaisons intimes

1 Nova citons la lettre suivante, écrite par Napoléon à M. de La Roche-foucauld, comme preuve des dispositions que nous lui prêtons en ce mo-ment. Il ne faut attribuer les expressions violentes dont il se sert en par-lant de la Prusse, qu’à l'irritation que lui inspirait la conduite inattenduede cette cour à son égard. Ce n’est pas dans ces termes qu il s exprimaitordinairement, surtout envers le roi de Prusse, pour lequel il n avait cesséd’éprouver et de professer une estime véritable.

A M. de La Rochefoucauld, nton. ambassadeurprès S. M. l’empèreur d’Autriche.

WurUbouïg, le $ octobre 1806 -

Je amis depuis Lier h Wurtzbourg, ce qui m’a mis a même de m entretenirlong-temps avec S. A. R. Je lui ai fait connaître ma ferme résolution derompre tous les liens d'alliance qui m’attachaient à la Prusse, quel que soitle résultat des affaires actuelles. D'après mes dernières nouvelles de Berlin,il est possible que la guerre n’ait pas lieu; mais je suis résolu à n'être pointl’allié d’une puissance si versatile et si méprisable. Je serai en paix avecelle sans doute, parce que je n’ai point le droit de verser le sang de mespeuples sous de vains prétextes. Cependant le besoin de tourner mes effortsdu côté de ma marine me rend nécessaire une alliance sur le continent. L escirconstances m'avaient conduit à l’alliance de la Prusse; mais cette puis-sance est aujourd’hui ce qu’elle a été en 1740, et dans tous les temps, » aDS