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LIVRE XXV.
Octob. iio6. ] u j i a perspective d’une longue guerre au Nord, dans desrégions lointaines, contre des nations nouvelles. Il se séparadonc avec quelque peine de Joséphine et de M. de Talleyrand,et s’avança au delà du Rhin, bientôt distrait par ses vastespensées, par le spectacle d’immenses préparatifs, d’un genred’émotion qu’il écartait volontiers de son cœur, plus volontiersencore de son visage impérieux et calme.w ap ubourg Une grande affluence de généraux et de princes allemandsl’attendaient à Wurtzbourg, pour lui offrir leurs hommages.Le nouveau duc de Wurtzbourg, propriétaire et souverain dulieu, avait précédé tous les autres. Ce prince, qu’il avait connuen Italie, rappelait à Napoléon les premiers jours de sa gloire,ainsi que les relations les plus amicales, car c’était le seul dessouverains italiens qu’il n’eût pas trouvé occupé à nuire àl’armée française. Aussi n’avait-il été amené qu’avec peine àlui faire subir sa part des vicissitudes générales. Napoléon futreçu dans le palais des anciens évêques de Wurtzbourg, palaismagnifique*, peu inférieur à celui de Versailles, pompeuxmonument des richesses de l’Église germanique, autrefois sipuissante et si grandement dotée, maintenant si pauvre et siCommunie a- déchue. Il eut avec l’archiduc Ferdinand un long entretien sur
tions de °
K f|'duc'de'* 0 * a situation générale des choses, et particulièrement sur les«Tid* b u“me dispositions de la cour d’Autriche, dont ce prince était le plusproche parent, puisqu’il était frère de l’empereur François, etdont il avait une parfaite connaissance. Le duc de Wurtz-bourg, ami de la paix, ayant les lumières des princes autri-chiens éleves en Toscane, désirait dans l’intérêt de son reposun rapprochement entre l’Autriche et la France. Il prit occa-sion des derniers événements pour parler à Napoléon de lagrave question des alliances, pour décrier auprès de lui cellede la Prusse, et vanter celle de l’Autriche. Il essaya de luisuggérer quelques-unes des idées qui avaient prévalu dans ledernier siècle, lorsque les deux cabinets de Versailles et deVienne, unis contre celui de Berlin, étaient liés à la fois par
alliance avecl’Autriche.