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[Vol. 4.]
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IENA.

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germanique, comment lui demander de s’allier au conqué-rant qui lui avait enlevé tant de territoires et de puissance.

On pouvait bien espérer sa neutralité, après la parole donnéeau bivouac d’Urschitz, et sous l’influence des souvenirs de Ri-voli , de Marengo, d’Austerlitz, mais l’amener à une allianceétait une chimère de M. de Talleyrand et du duc de Wurtz- .bourg, l’un cédant à des goûts personnels, l’autre dominé par jles intérêts de sa nouvelle position. Cette tendance à recher-,cher une alliance impossible, prouvait bien quelle faute on 1avait commise en traitant légèrement l’alliance de la Prusse, \qui était à la fois possible, facile, et fondée sur de grands Iintérêts communs. Au surplus ce rapprochement avec l’Autriche \était un essai, que Napoléon tentait en passant, pour ne pas \négliger une idée utile, mais dont il ne regardait pas le succès \comme indispensable, dans le haut degré de puissance auquel 1il était parvenu. Il espérait, en effet, malgré tout ce qu’on \disait des Prussiens, les battre si complètement et si vite, lqu’il aurait bientôt l’Europe à ses pieds, et pour allié l’épuise- \ment de ses ennemis, à défaut de leur bonne volonté. 1

On vit encore arriver à Wurtzbourg un membre importantde la Confédération du Rhin, c’était le roi du Wurtemberg,autrefois simple électeur, actuellement roi de la main de Na- °

poléon, prince connu par l’emportement de son caractère, etpar la pénétration de son esprit. Napoléon avait h régler aveclui les détails du mariage déjà convenu, entre le prince JérômeBonaparte et la princesse Catherine de Wurtemberg. Aprèss’être occupé de cette affaire de famille, Napoléon s’entenditavec le roi de Wurtemberg sur le concours des confédérés duRhin, qui, tous ensemble, devaient fournir environ 40 millehommes, indépendamment des 15 mille Bavarois concentrésautour de Braunau. Les Allemands auxiliaires s’étaient maltrouvés de servir sous le maréchal Bernadotte, pendant la

campagne d’Autriche. Les Bavarois surtout demandaient comme ^ ^ conVfml

grâce spéciale de ne plus obéir à ce maréchal. Il lut décidé que les