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LIVRE XXV.

Octob. 1806. que l’on réunirait tous les Allemands auxiliaires en un seulauxiliaire» corps, et qu’on les placerait à la suite de la grande armée,

allemands , , ...

serviront sous sous les ordres du prince Jérome, qui avait quitté le service

Jes ordres du 1

prince Jérôme, de mer pour le service de terre. Ce prince étant destiné à

épouser une princesse allemande, et probablement à recevoirsa dot eu Allemagne,. il était sage de le familiariser avec lesAllemands, et de familiariser les Allemands avec lui.

L’entretien de l’empereur des Français et du monarque alle-mand roula ensuite sur la cour de Prusse. Le roi de Wurtem-berg pouvait donner à Napoléon d’utiles renseignements, caril avait les mains pleines de lettres écrites de Berlin, les-quelles peignaient avec vivacité l’exaltation qui s’était emparéede toutes les têtes, même de celles qu’on devait supposer lesplus saines. Le duc de Brunswick, que son âge, sa raisonéclairée, auraient dû préserver de l’entraînement général, yavait cédé lui-même, et il avait écrit au roi de Wurtemberg,pour le menacer de planter bientôt les aigles prussiennes àStutlgard, si ce prince n’abandonnait pas la Confédération duRhin. Le roi de Wurtemberg , peu intimidé par de semblablesmenaces, montra toutes ces lettres à Napoléon,, qui en lit sonprofit, et conçut contre la cour de Prusse un redoublementd’irritation. Napoléon s’informa beaucoup de l’armée prussienneet de son mérite réel. Le roi de Wurtemberg lui vanta outremesure la cavalerie prussienne, et la lui présenta comme siredoutable, que Napoléon, frappé de ce qu’il venait d’entendre,en parla lui-inéme à tous ses officiers, prit soin de les prépa-rer à cette rencontre, leur rappela la manière de manœuvreren Égypte, et leur dit, avec la vivacité d’expression qui luiétait propre, qu’il fallait marcher sur Berlin en un carré d»deux cent mille hommes. —

Quoique Napoléon n’eût reçu de la cour de Prusse aucune

m Prussien" déclaration définitive, il se décida,, sur le seul fait de l’inva-consuiôre^a sion de la Saxe par l’armée prusienne, à considérer la guerregu< d*i»r^e'. n,e comme déclarée. L’année précédente, il avait qualifié d’hosti-