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LIVRE XXV.

Octob. isoe. sur le revers de la forêt de Thuringe, avec les ministres, leroi, la reine et la cour, délibérant dans une espèce de con-fusion difficile à peindre. Les forces prussiennes, rassembléesd’abord dans chaque circonscription militaire, avaient été en-suite concentrées en deux masses, l’une aux environs deMagdebourg, sous le duc de Brunswick, l’autre aux environsde Dresde, sous le prince de Hôhenlohe. (Voir la carte n° 34.)de'Brunswfck L’armée principale, portée de Magdebourg à Naumbourg, surla Saale, puis à Weimar et Erfurt, était dans ce momentautour de celte dernière ville, rangée derrière la forêt deThuringe, son front couvert par la longueur de la forêt, et sagauche par les rives escarpées de la Saale. Le duc de Wei-mar, avec un fort détachement de troupes légères, occupait1 intérieur de la forêt, et poussait des reconnaissances au delà.Le général Ruchel formait la droite de cette armée avec lestroupes de Westphalie.

Armi'e du On pouvait évaluer à 93 mille hommes cette armée princi-

prince 1

de Hobeniohe. pale, en y comprenant le corps du général Ruchel. La secondearmée, organisée en Silésie, avait été dirigée sur la Saxe,pour entraîner, moitié persuasion,'moitié crainte, le malheureuxélecteur, qui n’avait ni intérêt ni goût à la guerre. Cédant enfinaprès beaucoup-d’hésitations, il venait de promettre 29 milleSaxons, d’assez bonnes troupes, et de livrer le pont de Dresdeaux Prussiens, à condition qu’on couvrirait la Saxe, en y pla-çant l’une des deux armées agissantes. Les 20 mille Saxonsn’étaient pas prêts, et faisaient attendre le prince de Hoheu-lohe, qui remontait lentement la Saale, pour prendre positionvis-à-vis des défilés qui conduisent de la Franconie en Saxe,, en face du rassemblement des troupes françaises. Le contin-gent prussien du pays de Bayreuth, sous le commandementdu général Tauenzien, s’était retiré sur Schleitz, à notreapproche, et formait ainsi l’avant-garde du prince de Hohen-lohe. Celui-ci, avec les 20 mille Saxons qu’il attendait, et lestrente et quelques mille Prussiens de la Silésie, devait