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[Vol. 4.]
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IÉN A.

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poléon devait préférer, sans compter que ses troupes y étaient Octob - ,805 -toutes transportées, et qu’il n’avait qu’à partir du point oùelles se trouvaient pour entrer en action.

Mais à quoi il devait surtout s’appliquer pour réussir, c’étaità mettre les Prussiens en doute sur son véritable projet, c’étaità leur persuader qu’il prendrait la route de Fulde, dEisenactiet de Weimar, c’est-à-dire la route centrale de l’Allemagne,celle qui passe à la gauche de la forêt de Thuringe. (Voir lacarte n° 34.) Dans ce but, il avait placé une partie de son ailegauche, composée des cinquième et septième corps, aux ordresdes maréchaux Lannes et Augereau, vers Koenigshofen etHildburghausen, sur la Werra, donnant à croire qu’il allait.setransporter dans la haute Hesse. Et en effet, il y avait là dequoi les mettre en erreur. Napoléon ne s’en était pas tenu àcette démonstration; il avait voulu accroître leurs incertitudesen ordonnant d’autres démonstrations vers la Westphalie. Lamarche du roi de Hollande, précédée de faux bruits, avait eucet objet. Cependant elle n’avait pu tromper les Prussiens,jusqu’à leur persuader que Napoléon attaquerait par la West-phalie. Outre la présence de l’armée française dans la Fran-conie , une circonstance accessoire avait suffi pour les éclai-rer. La division Dupont, toujours employée séparément depuisles combats de Haslach et d’Albeck, avait été envoyée sur leBas-Rhin, afin d’occuper le grand duché de Berg. La guerreapprochant, elle avait été ramenée sur Mayence et Francfort.

Ce mouvement de gauche à droite enlevait toute vraisemblanceà une opération offensive du côté de Westphalie, et conduisaità croire que l’attaque se ferait ou.par le pays de Fulde, oupar la Franconie, soit à gauche, soit à droite de la forêt deThuringe. Mais lequel de ces deux passages serait préféré parNapoléon, là était le doute, que ce profond calculateur entre-tenait avec un soin infini dans l’esprit des généraux prussiens.

. . , Etat de l’armée

Rien ne peut donner une idée de l’agitation qui régnait pms sienne.parmi ces malheureux généraux. Us étaient tous réunis à Erfurt)

tom. VU. *