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54 LIVRE XXV.
octob. i8oe. witz, le prince Louis, qui avait si fort contribué à entraînerla cour, décidés les uns et les autres à ne favoriser que leplan qui aboutirait à l’offensive immédiate, dans la crainted’un retour vers les idées pacifiques, et d’un accommodemententre Frédéric-Guillaume et Napoléon. Parmi ces généraux, etL Kaïkreutb!* co! 'trastant avec eux, se faisait remarquer le maréchal Kalk-reuth, moins âgé que les uns, moins jeune que les autres,supérieur à tous par ses talents, propre encore aux fatiguesquoique ayant pris une part glorieuse aux campagnes du grandFrédéric, jouissant de la confiance de l’armée et la méritant,jugeant la guerre actuelle extravagante, le chef chargé de ladiriger incapable, disant de plus son opinion avec une har-diesse qui contribuait à ébranler profondément l’autorité dugénéralissime. C’est par lui que l’armée aurait voulu être com-mandée, bien qu’en présence des soldats français et de Napo-léon, il n’eût peut-être pas mieux fait que le duc de Brunswicklui-même. A ces personnages militaires étaient venus s’ajouterdivers personnages civils, M. d’Haugwitz, premier ministre,II. Lombard, secrétaire du roi, M. de Lucchesini, ministre dePrusse à Paris, plus une quantité de princes allemands,entre autres l’électeur de Hesse, qu’on cherchait vainement àentraîner dans la guerre, et, enfin, complétant ce pêle-mêlePrésence de' ] a reine avec quelques-unes de ses dames, montant à cheval,a/q r Ser- et se montrant aux troupes qui la saluaient de leurs acclama-gdnerai. {j ons _ Lorsque les gens sensés demandaient ce que faisait là
cette personne auguste, qui, par son rang et son sexe, sem-blait si déplacée dans un quartier-général, on répondait queson énergie était utile, qu’elle seule soutenait le roi, l’empê-chait de faiblir, et on alléguait ainsi pour excuser sa présence,une raison non moins inconvenante que sa présence elle-même.MM üt dmaag il’Gaugwitz, M. Lombard, et tous les anciens partisans
et Lombard ( ^ e l’ a 'I iaîlce française, essayaient d’obtenir leur pardon par undésaveu peu honorable de leur conduite antérieure. MM. d’Haug-witz et Lombard, qui avaient assez d’esprit pour juger ce