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[Vol. 4.]
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IÉNA.

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laisser à des rivaux, et il se sentait accablé sous ce fardeau. 0ctob - 1806 -Jugeant aussi bien les autres qu’il se jugeait lui-même, ilappréciait comme elle le méritait la folie de la cour et celle dela jeune noblesse militaire, et il n’en était pas moins etfrayéque de sa propre insuffisance. A côté du duc de Brunswick setrouvait un autre débri du règne de Frédéric, c’était le vieuxmaréchal de Mollendorf, lui aussi chargé d’années, mais mo-deste, dévoué, n’exerçant aucune autorité, et uniquementappelé à donner des avis, car le roi, incertain en toutes cho-ses, n’osant pas prendre le commandement, et ne pouvant serésoudre à le confier entièrement à personne, voulait consul-ter au sujet de chacune des résolutions de son état-major, etjuger chaque ordre avant d’en permettre l’exécution. A lafaiblesse des vieillards se joignaient les prétentions des jeunesgens, convaincus qu’à eux seuls appartenaient le talent et ledroit de faire la guerre. Le principal d’entre eux était le prince de L H 0 Eeïiohe.de Hohenlohe, chef de la seconde armée, et.l’un des souve-rains allemands dépouillés de leurs États par la nouvelle Con-fédération du Rhin. Plein de passions et d’orgueil, il devait àquelques hardiesses heureuses, dans la guerre de 1792, la répu-tation d’un général habile et entreprenant. Cette réputation,fort peu méritée, avait suffi pour lui inspirer l’ambition d’êtreindépendant du généralissime, et d’agir d’après ses inspira-tions personnelles. Il en avait adressé la demande au roi, qui,n’osant ni accéder ni résister à ses désirs, avait souffert à côtédu commandement en chef, un commandement secondaire,mal défini, tendant à l’isolement et à l’insubordination. Voulantattirer la guerre à lui, le prince de Hohenlohe s’efforcait d’éta-blir le théâtre des opérations principales sur la haute Saale,où il se trouvait, tandis que le duc de Brunswick aspirait à lefixer derrière la forêt de Thuringe, où il était venu se placer.

De ce triste conflit devaient naître bientôt les plus fâcheusesconséquences. Venaient ensuite les déclamateurs, comme le R UC |ei, iegénéral Ruchel, celui qui s’était permis d’offenser M. d Haug-