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[Vol. 4.]
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IÉN A.

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Français, un grand général, Dumouriez, qui avait autrefois Octob ' 18f ' 6 -sauvé la France contre ce même duc de Brunswick, et quidepuis, dépravé par l’exil, tâchait de conseiller nos ennemis,sans en être écouté, Dumouriez envoyait mémoires sur mé-moires aux cabinets européens, pour leur apprendre que seretirer, en opposant à Napoléon les distances, le climat, lafaim et les ruines, était le plus sûr moyen de le combattre.

Napoléon lui-même le pensait si bien que, lorsqu’il fut informéque les Prussiens s’avançaient au delà de l’Elbe, il refusad’abord de le croire \

H est vrai que par l’adoption d’un tel plan on pêrdait leconcours de la Hesse et de la Saxe, les plus belles provincesde la monarchie abandonnées sans combat à l’ennemi, lesressources dont ces provinces abondaient, la capitale, et enfinl’honneur des armes compromis par une retraite aussi brusque.

Mais ces objections, graves sans doute, étaient plus spécieusesque solides. La Hesse, en effet, ne voulait pas se donner à desgens qui avaient déjà le sceau de la défaite sur le front. Vingtmille Saxons ne valaient pas le sacrifice d’un bon système doguerre. Les provinces qu’on se faisait scrupule d’abandonner,

1 Voici un fragment de lettre qui révèle la manière de penser de Napoléonà cet égard :

A M. le maréchal prince de Neufchdtel.

S&int-Cioud , 24 septembre 1806.

Mon cousin, je vous envoie la copie des ordres de mouvement de l’armée,que je vous ai adressés le 20 du courant au matin, et que je suis fâché de nepas vous avoir envoyés douze heures après le départ de mon courrier du 20septembre, parce qu’il aurait pu être intercepté. Cependant je n ai pas lieude le craindre. Vous aurez dù recevoir, le 24 à midi, mon premier courrierdu 20. Quand la présente vous parviendra, ce qui sans doute aura lieu le2T,des ordrcB auront été donnés au maréchal Soult, qui sera parti dè9 le 20 ; et,nomme il lui faut trois ou quatre jours de marche pour se rendre à Amberg,il pourrait y être le 30, quoiqu’il n’ait l’ordre que d’y être le 3. Vous rece-vrez le présent courrier le 27, afin que vous accélériez le mouvement du ma-réchal Soult. fl importe qu'il arrive vite à Amberg, puisque l'ennemi est àHof, extravagance dont je ne le croyais pas capable, pensant qu'il resteraitfur la défensive le long de VEthe .

Signé NApotEorr.