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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

Oct«b. îstô. p e u à craindre pour ses solides fantassins et ses hardis cava-liers. Il établit son quartier-général à Schleitz, afin d’y atten-dre le reste de la colonne du centre, afin surtout de donner àsa droite, conduite par les maréchaux Ney et Soult, à sagauche, conduite par les maréchaux Lannes et Augereau, letemps de franchir les défilés, et de venir prendre sur ses ailes yune position de bataille. D’après ce qu’il voyait, et d’après ceque lui rapportaient ses espions, qui avaient trouvé le payscouvert de colonnes détachées, il jugeait qu’il venait de sur-prendre l’ennemi dans un mouvement de concentration, et qu’ilallait lui causer un grand trouble. Les rapports de l’aile droiteenvoyés par les maréchaux Soult et Ney, apprenaient qu’ilsn’avaient rien devant eux, et qu’ils apercevaient à peine quel-ques détachements de cavalerie s’éloignant à leur approche.

Au contraire, les nouvelles de la gauche parlaient d’un corpsh Saalfeld, devant lequel le maréchal Lannes devait arriver lelendemain 10. Napoléon en concluait que l’ennemi se reti-rait vers la Saale, et laissait ouverte la grande route deDresde. Il était résolu, non pas à s’y engager avant d’avoirbattu les Prussiens , mais à les battre sans retard, soitqu’ils vinssent S sa rencontre pour lui barrer le chemin, soitqu’il fallût aller les chercher derrière les bords escarpés dela Saale 1 .

1 Nous citons la lettre suivante, qui indique la pensée de Napoléon en cemoment.

Au maréchal Soult, à H ait en.

Obersdorf, le 10 octobre 1806, 8 heures du matin.

Nous avons culbuté hier le» 8 mille homme» qni, de Hof, s'étaient retiré»h Schleitz, oh ils attendaient de» renforts dan» la nuit. Leur cavalerie a étéécharpée et un colonel a été pris. Plu» de 2 mille fusil» et casquette» ont ététrouvé» sur le champ do bataille. L'infanterie prussienne n’a pas tenu. Nousn’avons ramassé que 2 ou 300 prisonnier», parce que c’était la nuit, etqu’ils se sont éparpillés dans les bois. Je compte sur un bon nombre ce matin.

Voici ce qui me semble le plus clair : il parait que les Prussiens avaient leprojet d’attaquer; que leur gauche débouche demain par Iéna, Saalfeld etCobourg; que le prince de Hohenlohe avait son quartier-général h Iéna et leprince Louis à Saalfeld. L'autre colonne débouche par Meiningen sur Fulde.

De sorte que je suis porté à penser que vous n'avez personne devant vous,