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Le prince de Hohenlohe, toujours persuadé que lui seul 0ct ° b - îsœ.avait deviné les projets de Napoléon, que lui seul avait ima- conduite^duginé le vrai moyen de les déjouer, en proposant de le devan- Ho a l ' p e “ r l ° ( i l “ lt <, - ncer dans les défilés de la Franconie, flottait entre mille pen- *' a Pf, a a r S desées diverses. Tantôt il inclinait à exécuter les ordres du duc frailîai e -de Brunswick, et à repasser la Saale, tantôt il formait la follerésolution de se porter vers Mittel-Pôllnitz, pour y livrerbataille, et donnait ainsi à ses troupes peu propres à la marche,chargées de bagages, mal approvisionnées, des ordres etcontre-ordres qui les désespéraient. Sur ces entrefaites, leprince Louis, impatient de rencontrer les Français, et voulantà tout prix devenir l’avant-garde de l’armée prussienne, avaitobtenu qu’on le laissât à Saalfeld, où il était encore le 10 octo-bre au matin.
C’est vers ce point que la colonne française de gauche de C s'aaifeid.devait marcher, aussitôt qu’elle aurait débouché de Grafen-thal. Parvenu le 9 à Grafenthal, Lannes qui formait la tête decette colonne, se dirigea sur Saalfeld dès le matin du 10. Il yfut rendu, de très-bonne heure. Les coteaux boisés qui bor-dent ordinairement la Saale, s’éloignent en ce point de son lit,et y laissent une plaine marécageuse, au milieu de laquellela petite ville de Saalfeld s’élève, entourée de murs, et assiseau bord même de la rivière. Arrivé sur le pourtour de ces
peut-être pas mille hommes jusqu’à Dresde. Si vous pouvez leur écraser uncorps, faites-le. Voici mes projets pour aujourd'hui. Je ne puis par marcher,j ai trop de choses en arrière. Je pousserai mon avant-garde à Anma. J’aireconnu un bon champ de bataille en avant de Schleitz pour 80 ou 100 millehommes. Je fais marcher le maréchal Ney à Tanna; il se trouvera à deuxlieues de Schleitz. Vous-même, de Plaûen, n'êtes pas assez loin pour ne paspouvoir y venir dans vingt-quatre heures.
Le 5, l’armée prussienne a fait encore un mouvement sur la Thuringe, desorte que je la crois arriérée d’un grand nombre de jours. Ma jonction avecma gauche n’est pas encore faite, si ce n’est par des postes de cavalerie quine.signifient rien.
Le maréchal Lannes n'arrive qu'aujourd'hui à Saalfeld, à moins que l'en-nemi n y soit en forces considérables.
Ainsi les journées des 10 et 11 seront perdues pour marcher en avant. Si