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[Vol. 4.]
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IÉNA.

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de se montrer téméraire, il aurait dû se tetirer au plus tôt, et octob. iso\descendre la Saale jusqu’à Rudolstadt ou Iéna. Malheureuse-ment il n’était ni dans son caractère, ni dans son rôle, dereculer à la première rencontre des Français. Lannes n’avaitsous la main ni le corps d’Augereau, formant avec lui lacolonne de gauche, ni même son corps tout entier. Il étaitréduit à la simple division Suchet et à deux régiments decavalerie légère, les 9 e et 10 e de hussards. 11 n’en commençapas moins l’attaque tout de suite. 11 disposa d’abord son artil-lerie sur les hauteurs d’où l’on dominait la ligne de bataille duprince Louis, et se mit à la canonner vivement. Puis il jetasur sa gauche une partie de la division Suchet, avec ordre defiler le long des bois qui couronnaient les hauteurs, et detourner la droite du prince Louis, en descendant sur lesbords du ruisseau de la Schwartza. En peu d’instants cemouvement fut'exécuté. Tandis que l’artillerie, placée en bat-terie sur le front des Prussiens , les occupait en leur tuant dumonde, nos tirailleurs se glissant à travers les bois, commen-çaient sur leurs derrières un feu imprévu, et d’une justessemeurtrière. Lannes alors fit descendre son infanterie enmasse dans la plaine, pour culbuter l’infanterie ennemie.

Le prince Louis, quand même il aurait eu de la guerre uneexpérience qui lui manquait, n’avait dans celte position aucunbon parti à prendre. Il commença par se porter vers soninfanterie, afin de soutenir le choc de la division Suchet. Mais,après des efforts de bravoure dignes d’ùn meilleur emploi, ilvit ses bataillons rompus, et poussés confusément sur lesmurs de Saalfeld. Ne sachant où donner de la tête, il courutà sa cavalerie, pour charger les deux régiments de hussards,qui avaient suivi le mouvement de nos tirailleurs. Il les char-gea avec impétuosité, et parvint d’abord à les repousser. Maisces deux régiments ralliés, et ramenés vigoureusement en Mor tduprinc®avant, rompirent sa nombreuse cavalerie, et la poursuivirent etaispersion

de son corps

avec une telle ardeur, que réduite à l’impossibilité de se refor- d'armée.