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LIVRE XXV.
Octoh. 1806 . hauteurs, d’où l’on plonge sur Saalfeld, Lannes aperçut enavant de la ville le corps du prince Louis, qui consistait en7,000 fantassins et 2,000 cavaliers. Le prince avait pris uneposition peu militaire. Sa gauche composée d’infanterie s’ap-puyait à la ville et à la rivière, sa droite composée de cava-lerie s’étendait dans la plaine. Dominé sur son front par lecercle des hauteurs , d’où l’artillerie française pouvait lemitrailler, il avait sur ses derrières un petit ruisseau maré-cageux, la Schwartza, qui vient se jeter dans la Saale an-dèssous.dc Saalfeld j et qui est assez difficile à traverser. Saretraite était donc fort mal assurée. S’il eût été capable dequelque sagesse, et moins obligé par ses bravades antérieures
ma jonction est faite, je pousserai jusqu'à Neustadt et Triplitz. Après cela,quelque chose que fasse l'ennemi, s'il m’attaque, j'en serai enchanté ; s'il selaisse attaquer, je ne le manquerai pas. S’il file par Magdebourg, vous serezavant lui à Dresde. Je désire beaucoup une bataille. Si l'ennemi a voulum’attaquer, c'est qu’il a une grande confiance dans ses fortes. 11 n'y a pointd'impossibilité alors qu’il attaque. C'est ce qu’il peut me faire de plus agréable.Après cette bataille, je serai avant lui à Dresde et à Berlin.
J’attends avec impatience ma garde à cheval ; 40 pièces d’artillerie et 3mille chevaux'comme ceux-là ne sont pas à dédaigner. Vous voyez actuelle-méat mes projets pour aujourd'hui et demain. Vous êtes maitre de vous con-duire comme vous l'entendrez, mais procurez-vous du pain, afin que, si vousvenez me joindre, vous en ayez pour quelques jdurs.
Si vous trouvez à-faire-quelque chose contre l’ennemi à une marche devous, vous pouvez le faire hardiment. Etablissez de petits postes de cavaleriepour correspondre rapidement de Sohleitz à Plauen; Jusqu'à cette heure, ilme semble que la campagne commence sons les plus heureux auspices.
J'imagine que vous êtes à Plaue». Il est trèsrconvenableque vous vous enempariez.
Faites-moi connaître ce que vous croyez avoir devant vous. Rie» de cequi était à Hof ne s’est retiré par Dresde.
P. S. Je reçois à l'instant votre dépêche du 9 à six heures du soir. J approuve les dispositions que vous avez faites. Le renseignement que les millechevaux qui étaient à Plauen se sont retirés à Géra ne me laisse point de.doutes que Géra ne soit le point de réunion de l’armée ennemie. Je dou^equ'elle puisse s’y réunir entièrement avant que j'y sois. Au reste, dans lajournée je recevrai d'autres renseignements et j'aurai des idées plus précises.Vous-même à Plauen, les lettres interceptées à Ja poste vous en fourniront.