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[Vol. 4.]
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LIVRE XXV.

Octob. 1806. eut vu rouler les premières pièces de canon. Il fallut douzechevaux pour traîner chaque voiture d’artillerie, jusqu’ausommet du Landgrafenberg. Napoléon se proposait d’attaquerle général Tauenzien à la pointe du jour, et de conquérir, enle poussant brusquement, l’espace nécessaire au déploiementL luger'au* 1 s011 ar| née. Craignant toutefois de déboucher par une seuled'attaquer à issue, voulant aussi diviser l’attention de l’ennemi, il prescri-?<?Ta'iioii p a« vit vers la gauche à Augereau de s’engager dans la gorge duMuMtiiai. MuhU , ia]) c j e pof^gj. sur j a rou te de Weimar l’une de ses deux

divisions, et de gagner avec l’autre le revers du Landgrafen-berg, afin de tomber sur les derrières du général Tauenzien.souu a chargc' ^ droite, il ordonna au maréchal Soult, dont le corps parti deVroUe^par* Oéra devait arriver dans la nuit, de gravir les autres ravinsViosewto. 1 qui deLobstedt et de Dornbourg débouchent surClosewitz, afinde tomber également sur les derrières du général Tauenzien.Avec cette double diversion à gauche et à droite, Napoléonne doutait pas de forcer les Prussiens dans leur position, etde se procurer Ja place qu’il fallait à son armée pour se dé-ployer. Le maréchal Ney et Murat devaient s’élever sur leLandgrafenberg par la route que Lannes et la garde avaientsuivie.

La journée du 1 3 s’était écoulée ; une obscurité profondeenveloppait le champ de bataille. Napoléon avait placé satente au centre du carré formé par sa garde, et n’avait laisséallumer que quelques feux. Mais l’armée prussienne avaitallumé tous les siens. On voyait les feux du prince de Ilohen-lohe sur toute l’étendue des plateaux, et au fond do l’horizonà droite, sur les hauteurs de Naumbourg, que surmontait levieux château d’Eckartsberge, ceux de l’armée du duc deBrunswick, devenue tout h coup visible pour Napoléon. Ilpensa que, loin de so retirer, toutes les forces prussiennesvenaient prendre part à la bataille. Il envoya sur-le-champde nouveaux ordres aux maréchaux Dayout et Bernadotte.11 prescrivit au maréchal Davout de bien garder le pont de