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[Vol. 4.]
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IENA.

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fit tout de suite ses dispositions, de manière à déboucher avec 0ctob - i8(l6 -son armée sur le Landgrafenberg, avant que l’ennemi accou-rût en masse pour le jeter dans les précipices de la Saale.

Il fallait se hâter, et profiter de l’espace conquis par nos tirail-leurs pour s’établir sur la hauteur. On n’en avait, il est vrai,que le sommet, car à quelques pas seulement se trouvait lecorps du général Tauenzien, séparé de nos troupes par unléger pli de terrain. (Voir le carte n° 35.) Ce corps était ap-puyé à deux villages, l’un sur notre droite, celui de Close-witz, entouré d’un petit bois, l’autre sur notre gauche, celuide Cospoda, entouré également d’un bois de quelque étendue.

Napoléon voulait laisser les Prussiens tranquilles dans cetteposition jusqu’au lendemain, et en attendant, conduire unepartie de son armée sur le Landgrafenberg. L’espace qu’iloccupait pouvait contenir le corps de Lannes et la garde. Il Napoieonporteordonna de les amener sur-le-champ par les ravins escarpés, ^ n e cs si e r ‘qui servent à monter d’Iéna au Landgrafenberg. A gauche il Landgrafenberg.plaça la division Gazan, à droite la division Sucliet, au milieuet un peu en arrière la garde à pied. Il fit camper celle-ci enun carré de quatre mille hommes, et il établit son propre bi-vouac au centre de ce carré. C’est depuis lors que les habi-tants du pays ont appelé cette hauteur le Napoléonsberg, enmarquant par un amas de pierres brutes l’endroit où ce per-sonnage, populaire partout, même dans les lieux où il ne s’estmontré que terrible, passa cette nuit mémorable.

Mais ce n’était pas tout que d’amener l’infanterie sur le Na ® r °^®” er faitLandgrafenberg, il fallait y transporter l’artillerie. Napoléon P“ d r a ( |ut e l p'ômcourant à cheval dans tous les sens, trouva un passage moins son artiller,e -escarpé que les autres, et par lequel l’artillerie traînée avecgrand effort, pouvait passer. Malheureusement la voie étaittrop étroite. Napoléon manda sur-le-champ un détachementde soldats du génie, et la fit élargir en taillant le roc. Lui-même , dans son impatience, dirigeait les travaux une torcheà la main. 11 ne s’éloigna que bien avant dans la nuit, lorsqu’il