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Les divisionsSuchetet Gazans’avancent àtraversun brouillardépais, ets'emparent desvillages de
et de l’Oder, séparés des Russes, et réduits à livrer aux Fran- 0ctob - 18C6 'çais la monarchie prussienne tout entière ; que, dans une tellesituation, le corps français qui se laisserait battre, feraitéchouer les plus vastes desseins, et se déshonorerait à jamais.
11 les engagea fort à se tenir en garde contre la cavalerie prus-sienne , et à la recevoir en carré avec leur fermeté ordinaire.
Les cris : en avant! vive l’Empereur! accueillirent partout sesparoles. Quoique le brouillard fât épais, à travers son épais-seur même les avant-postes ennemis aperçurent la lueur des clo ^*f i *^ tdetorches, entendirent les cris de joie de nos soldats, et allèrentdonner l’alarme au général Tauenzien. Le corps de Lanness’ébranlait en ce moment au signal de Napoléon. La divisionSuchet, partagée en trois brigades, s’avançait la première. Labrigade Claparède, composée du 17 e léger et d’un bataillond’élite, marchait en tète, déployée sur une seule ligne. Surles ailes de cette ligne, et pour la garantir des attaques de lacavalerie, les 34 e et 40 e régiments, formant la seconde bri-gade , étaient disposés en colonne serrée. La brigade Védeldéployée fermait cette espèce de carré. A gauche de la di-vision Suchet, mais un peu en arrière, venait la division Gazan,rangée sur deux lignes, et précédée par son artillerie. Ons’avança ainsi, en tâtonnant dans le brouillard. La divisionSuchet se dirigeait sur le village de Glosewitz qui était à droite,la division Gazan se dirigeait sur le village de Cospoda quiétait à gauche. Les bataillons saxons de Frédéric-Auguste etde Rechten, le bataillon prussien de Zweifel, apercevant àtravers le brouillard une masse en mouvement, firent feu tousensemble. Le \ 7 e léger supporta ce feu, et le rendit immé-diatement. On se fusilla ainsi quelques instants, voyant lalueur, entendant le bruit de la fusillade, mais sans se distin-guer les uns les autres. Les Français, en s’approchant, finirentpar découvrir le petit bois qui entourait le village de Glose-witz. Le général Claparède s’y jeta vivement, et, à la suited’un combat corps à corps, l’eut bientôt emporté, ainsi que