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LIVRE XXV.
Octob. 1806.
Renouvelle-ment <lel’action versles dix heuresdu matin.
Le maréchalNey s’engageavant l'ordre
Il laissa vers la Schnecke, qui allait former sa droite, la divi-sion Niesemeuschel, composée des deux brigades saxonnesBurgsdorf et Nehroff, du bataillon prussien Boguslawski, etd’une nombreuse artillerie, avec ordre de défendre jusqu’àla dernière extrémité les rampes par lesquelles la route deWeimar s’élève sur les plateaux. Il leur donna, pour les se-conder , la brigade Cerrini ralliée et renforcée de quatre ba-taillons saxons. En arrière de son centre, il plaça une réservede cinq bataillons sous le général Dyherrn, pour appuyer legénéral Grawert. Il fit rallier à quelque distance du champ debataille, et pourvoir de munitions les débris du corps deTauenzien. Quant à sa gauche, il prescrivit au général IIol-zendorf de se porter en avant, s’il le pouvait, pour tombersur la droite des Français, pendant qu’il s’efforcerait lui-mêmede les arrêter de front. Il adressa au général Huchel l’avis dece qui se passait, et la prière d’accélérer sa marche. Enfin ilcourut de sa personne, avec la cavalerie prussienne et l’artil-lerie attelée, à la rencontre des Français, afin de les contenir,et de protéger la formation de l’infanterie du général Grawert.
Il était environ dix heures, et l’action du matin, interrompuedepuis une heure, allait recommencer plus vivement. Tandisqu’à droite, le maréchal Soult, débouchant de Lobstedt, gra-vissait les hauteurs avec la division Saint-llilaire, tandis qu’aucentre le maréchal Lannes, avec les divisions Suchet et Gazan,se déployait sur les plateaux conquis le matin, et qu’à gauche,le maréchal Augereau, s’élevant du fond du Mühlthal, avaitgagné le village d’Iserstedt, le maréchal Ney, dans son ardeurde combattre, s’était avancé avec ses trois mille hommesd’élite, caché par le brouillard, et avait pris place entre Lanneset Augereau, en face du village de Vierzehn-Heiligen, qui oc-cupait le milieu du champ de bataille. II arrivait aif momentmême où le prince de Ilohenlohe accourait à la tête de la ca-valerie prussienne. Se trouvant tout à coup en face de l’ennemi,il s’engage avant que l’Empereur ait ordonné la reprise de