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l’action. L’artillerie à cheval du prince de Ilohenlohe s’étant 180f "déjà mise en batterie, Ney lance sur cette artillerie le 40 e de «ie.E„ =>chasseurs. Ce régiment profitant d’un petit bouquet de boispour se former, en débouche au galop, s’élève par sa droite s ^ |. ar j’ l( t esur le flanc de l’artillerie prussienne, sabre les canonniers, t» ussienne -et enlève sept pièces de canon, sous le feu de toute la ligneennemie. Mais une masse de cuirassiers prussiens fond surlui, et il est obligé de se retirer précipitamment. Ney lancealors le 3 e de hussards. Ce régiment manœuvre comme avaitfait le 40 e de chasseurs, profite du bouquet de bois pour seformer, s’élève sur le flanc des cuirassiers, puis se rabat sou-dainement sur eux, les met en désordre, et les force à seretirer. Ce n’était pas assez toutefois de deux régiments decavalerie légère, pour tenir tête à trente escadrons de dragonset de cuirassiers. Nos chasseurs et nos hussards sont bientôtobligés de chercher un abri derrière notre infanterie. Le ma-réchal Ney porte alors en avant le bataillon de grenadiers etle bataillon de voltigeurs qu’il avait amenés, les forme en deuxcarrés, puis, se plaçant lui-mème dans l’un des deux, les op-pose aux charges de la cavalerie prussienne. 11 laisse approcherles cuirassiers ennemis jusqu’à vingt pas de ses baïonnettes,et les terrifie par l’aspect d’une infanterie immobile qui a ré-servé ses feux. A son signal, une décharge à bout portantcouvre le terrain de morts et de blessés. Plusieurs fois assaillis,ces deux carrés demeurent inébranlables.
Napoléon, sur la hauteur du Landgrafenberg, avait été fortétonné d’entendre recommencer le feu sans son ordre. Il avaitappris avec plus d’étonnement encore que le maréchal Ney,qu’il supposait en arrière, était aux prises avec les Prussiens.
11 accourt fort mécontent, et arrivé près de Vierzehn-IIeiligenaperçoit de la hauteur le maréchal Ney qui se défendait, aumilieu de deux faibles carrés, contre toute la cavalerie prus-sienne. Celte contenance héroïque était faite pour dissiper toutmécontentement. Napoléon envoie le général Bertrand avec