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aussi étrange résolution? Elle provenait de ce sentiment dé- ücto1 ’- isoe.testable, qui souvent fait sacrificer le sang des hommes, lesalut de l’État, à la haine, à l’envie, à la vengeance. Le maré-chal Bernadotte éprouvait pour le maréchal Davout une aver-sion profonde, conçue sur les plus frivoles motifs. 11 partit,laissant le maréchal Davout réduit à ses propres forces. Cedernier restait avec trois divisions d’infanterie et trois régi-ments de cavalerie légère. Le maréchal Bernadotte emmenaitmême une division de dragons, qui avait été détachée de laréserve de cavalerie, pour seconder le premier et le troisièmecorps, et dont il ne lui appartenait pas de disposer exclu-sivement.
Cependant le maréchal Davout n’hésita pas sur le parti qu’il a’Awersuedt,
livrée le
avait à prendre. Il résolut de barrer le chemin à 1 ennemi , 14 octobre, en
r meme temps
et de se faire tuer avec le dernier homme de son corps d’ar- <j u <= cclle «rien»,mée, plutôt que de laisser ouverte une route que Napoléonmettait tant de prix à fermer. Dans la nuit de 13 au 14, ilétait en marche vers le pont de KOsen, avec les trois divisionsGudin, Friant et Morand, formant 26 mille hommes présentsau drapeau, la plus grande partie en infanterie, heureusementla meilleure de l’armée, car la discipline était de fer sous cetinflexible maréchal. C’est avec ces 26 mille hommes qu’il s’at-tendait à en combattre 70 suivant les uns, 80 suivant les autres,en réalité 66 mille. Quant aux soldats ils n’étaient pas habi-tués à compter avec l’ennemi, quelque nombreux qu’il fût. En
principaux débouchés de la Saale, le même jour que le maréchal Lannes setrouvait à léna, le maréchal Augereau à Kala, et le maréchal Davout àNaumbourg. Au défaut d’avoir exécuté ces dispositions, je vous avais faitconnaître dans la nuit, que, si vous étiez encore à Naumbourg, vous deviezmarcher sur le maréchal Davout pour le soutenir. Vous étiez à Naumbourglorsque cet ordre est arrivé; il vous a été communiqué, et cependant vousavez préféré faire une fausse marche pour retourner à Dornbourg, et par làvous ne vous êtes pas trouvé à la bataille, et le maréchal Davout a supportéles principaux efforts de l’armée ennemie. Tout cela est certainement très-malheureux, etc.
Napoléon.