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sérieux, en présence d’un ennemi pour ainsi dire invisible. Ocioii. i8o6.
Le maréchal Davout, venant de Naumbourg pour fermer laretraite aux Prussiens, tournait le dos à l’Elbe et à l’Allema-gne. 11 avait la Saale à sa gauche, à sa droite des hauteursboisées : les Prussiens venant de Weimar avaient la positioncontraire. Le maréchal Davout, grâce «au retard causé par lebrouillard, eut le temps de poster convenablement la divisionGudin arrivée la première, et composée des 25 e , 85 e , 12 e ,
21 e de ligue, et de six escadrons de chasseurs. 11 plaça le 85 edans le village de Hassenhausen, et comme à la droite dellassenhausen (droite des Français), mais un peu en avant,se trouvait un petit bois de saules, il dispersa dans ce boisun grand nombre de tirailleurs, qui ouvrirent un feu meur-trier sur la ligne prussienne, que l’on commençait à discerner.
Les trois autres régiments furent disposés à droite du village,deux d’entre eux déployés, et rangés de manière à présenterune double ligne, le troisième en colonne, prêt à se formeren carré sur le flanc de la division. Le terrain à la gauche deHassenhausen fut réservé pour recevoir les troupes du généralMorand. Quant à celles du général Friant, leur position devaitêtre déterminée par les circonstances de la bataille.
Le roi de Prusse, le duc de Brunswick et le maréchal de L actiunMollendorf, qui avaient franchi le ruisseau avec la division p^fjsaientSchmetlau, délibérèrent à la vue des dispositions qu’ils aperce- '’dispoTitioirs?vaient en avant de Hassenhausen, s’il fallait attaquer sur-le-champ. Le duc de Brunswick voulait attendre la division War-tensleben, pour agir avec plus d’ensemble; mais le roi et lemaréchal de Mollendorf étaient d’avis de ne pas différer lecombat. Du reste la fusillade devint si vive qu’il fallut y ré-pondre , et s’engager tout de suite. On se déploya donc avecla division Schmettau, en face du terrain occupé par les Fran-çais, ayant devant soi Hassenhausen, qui, au milieu de ceterrain découvert, allait devenir le pivot de la bataille. Onessaya de riposter aux tirailleurs français, embusqués der-