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LIVRE XXV.
Octol», 1606.
Attaquede la divisionSchmettaucontre ladivision Oudin,à la droitede
Hassenhausen.
Inutilesassauts de lacavalerie deBlucher contrel'infanterie dugénéral Gudin.
Arrivée enligne de ladivision Friant.
rière les saules, mais ce fut sans effet, car outre leur adresse,ces tirailleurs avaient un abri, et alors on se porta un peu surla droite de Hassenhausen (droite pour les Frauçais, gauchepour les Prussiens), afin de se garantir d’un feu plongeant etmeurtrier. La division Schmettau s’approcha des lignes denotre infanterie pour la fusiller, et le brouillard commençantà se dissiper, elle découvrit l’infanterie de la division Gudinrangée à la droite de Hassenhausen. Le général Blucher à cetaspect réunit sa nombreuse cavalerie, et, décrivant un détour,vint pour charger en flanc la division Gudin. Mais celle-ci nelui en laissa pas le temps. Le 25 e , qui était en première ligne,disposa sur-le-champ en carré son bataillon de droite; le 21 e ,qui était en seconde ligne, suivit cet exemple; enfin le 12 erégiment, qui était en arrière-garde, forma un seul carré deses deux bataillons, et ces trois masses hérissées de baïon-nettes attendirent avec une tranquille assurance les escadronsdu général Blucher. Les généraux Petit, Gudin, Gauthieravaient pris place chacun dans un carré. Le maréchal allaitde l’un à l’autre. Le général Blucher, que distinguait un bouil-lant courage, exécuta une première charge, qu’il eut soin dediriger en personne. Mais ses escadrons n’arrivèrent pas jusqu’ilnos baïonnettes, une grêle de balles les arrêtant sur place, etles forçant à se détourner brusquement. Le général Blucheravait eu son cheval tué; il prit celui d’un trompette, recom-mença la charge jusqu’à trois fois, mais toujours sans succès,et fut bientôt entraîné lui-même dans la déroute de sa cava-lerie. Nos escadrons de chasseurs, soigneusement gardés enréserve sous la protection d’un petit bois, se lancèrent à lasuite de cette cavalerie fugitive, et l’obligèrent à disparaîtreplus vite en lui tuant quelques hommes.
Jusqu’ici le troisième corps conservait son terrain, sansaucun ébranlement. La division Friant, celle qui s’était si bienconduite à Austerlitz, parut en cet instant sur le lieu du com-bat. Le maréchal Davout, voyant que les efforts de l’ennemi