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LIVRE XXV.
Ortoh. 1806.
Le prince deHohenlohe estnommécommandant
en chef del'armée
prussienne enretraite.
Le roi dePrùsse, apri*savoir déféré lecommandementau princede Honeniohe,part pourBerlin.
Direction
donnée à laretraite de
l'arméeprussienne,par le princede Hohenlohe.
recueilli plus de 200 bouches à feu sur toutes tes routes, etplusieurs milliers de prisonniers.
Le roi de Prusse arrivé à Nordhausen, ÿ trouva le princede Hohenlohe. Croyant encore aux talents de ce général, quiavait été battu comme le duc de Brunswick, mais qui avaitaux yeux de l’armée, le mérite d’avoir blâmé le plan du géné-ralissime , il le chargea du commandement en chef. Toutefoisil laissa le commandement des deux divisions de la réserveaux vieux Kalkreuth, lequel avait aussi le mérite d’avoir beau-coup blâmé tout ce qui s’était fait. Cette mesure fut la seuleque prit le roi après ce grand désastre. Triste, silencieux,montrant un visage sévère aux insensés qui avaient voulu laguerre, mais leur épargnant des reproches qu’ils auraient pului rendre, car s’ils avaient eu le tort de la folie, il avait eucelui de la faiblesse, il s’achemina vers Berlin, dans un mo-ment où ce n’eût pas été trop de sa présence à l’armée pourremettre les esprits abattus, divisés, aigris, pour faire detous ces débris un corps qui retardât le passage de l’Elbe,couvrit quelque temps Berlin, et en se retirant sur l’Oder,apportât aux Russes un contingent d’une certaine valeur. Cedépart était une faute grave, et peu digne du courage personnel que Frédéric-Guillaume avait montré pendant la batailleCe monarque n’ajouta qu’un acte â la nomination du prince deHohenlohe, ce fut d’écrire à Napoléon, pour lui exprimer sonregret d’étre en guerre avec la France, et lui proposer d’ouvrirsur-le-champ une négociation.
Le roi ayant quitté le quartier-général sans donner aucuneinstruction militaire à ses généraux, ceux-ci agirent sans lemoindre concert. Le prince de Hohenlohe réunit les débris desdeux armées, moins la réserve confiée au maréchal Kalkreuth,et en forma trois détachements, deux de troupes conservantquelque organisation, un troisième comprenant la masse desfuyards. 11 les dirigea tous les trois, par un mouvement àdroite, sur l’Elbe, en les faisant marcher par trois lignes d’é-