Band 
[Vol. 4.]
Seite
123
JPEG-Download
 

IK N A.

123

énergique à l’impétuosité de leur poursuite. D’ailleurs qua- Oc toh. îsoc.torze à quinze mille fuyards, dont six mille blessés, la plu-part mourants, un désordre inouï, n’étaient guère des élé-ments de défense. La place capitula le soir même du 15. Ony recueillit, outre les six mille blessés prussiens, neuf milleprisonniers et un butin immense. Murat et Ney en partirentimmédiatement pour suivre le gros de l’armée prussienne.

Murat avait envoyé à Weissensée les dragons de Klein, pour Po ' l ,r .|’‘ l n ‘,^ c ,leintercepter les corps qui fuyaient isolément. (Voir la carte n° Kdérshaus™34.) Cette ville était entre Sommerda où le roi avait passé et? ' or ‘ l,1 ' ,ustn 'ia première nuit, et Sondershausen où il devait passer la se-conde. Le général Klein y devança les Prussiens. Le généralBlucher, arrivé avec sa cavalerie, fut fort étonné de rencontrerdéjà sur son chemin les dragons de Murat. Ayant demandé àparlementer, il engagea une sorte de négociation avec le gé-néral Klein, et s’appuyant d’une lettre écrite par Napoléon auroi de Prusse, lettre qui contenait, djsait-on, des offres depaix, il affirma sur sa parole qu’un armistice venait d’êtresigné. Le général Klein crut le général Blucher et ne mit aucunobstacle à sa retraite. Cette ruse de guerre sauva les restes del’armée prussienne. Le général Blucher et le maréchal de Kalk-reuth purent ainsi se rendre à Greussen. Mais le maréchalSoult suivait ces corps d’armée sur la même route. Le lende-main matin 4 6, il atteignit à Greussen l’arrière-garde du ma-réchal Kalkreuth, lequel, voulant gagner du temps, fit valoirà son tour la fable d’un armistice. Le maréchal Soult ne s’ylaissa pas prendre; il déclara ne pas croire à l’existence d’unarmistice, et, après avoir employé quelques instants en pour-parlers, afin de donner à son infanterie le temps de rejoindre,attaqua Greusseu, l’emporta de vive force, et ramassa encorebeaucoup de prisonniers, de chevaux et de canons. Le joursuivant 17, poursuivis et poursuivants s’acheminèrent surSondershausen etNordhausen, les uns abandonnant aux autresdes bagages, des canons, des bataillons entiers. On avait déjà