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LIVKE XXV.
octob. 1806. suite de la grande armée prussienne, forçant de marche pourpoursuivent la rejoindre, et lui enlevant à chaque pas des prisonniers etlcS i annJI de du matériel. Mais la route de Nordhausen à Magdebourg n’étaitprussienne p as assez longue pour qu’ils eussent le temps de gagner lesMngdebour,,. p russ j ens q e v it esse . [| s atteignaient toutefois le but principalen ne leur laissant pas un jour de repos, et en leur ôtant ainsitout moyen de se réorganiser, et de former encore sur l’Elbeun rassemblement de quelque consistance.
Pendant ce temps, le maréchal Bernadotte avait marché surdu^Srpi'de Halle pour y passer la Saale, et gagner l’Elbe vers Barby ouBen jS«! io| e5Uf Dessau. (Voir la carte, n° 34.) Halle est sur la basse Saale, au-dessous du point où cette rivière reçoit l’Elster, et au-dessusdu point où elle se réunit à l’Elbe. A son départ de Weimarpour se retirer sur l’Elbe en se couvrant de la Saale, le ducde Brunswick avait ordonné au prince Eugène de Wurtembergde se porter sur Halle, à la rencontre de la grande arméeprussienne. Ce prince y était venu avec un corps d’environ \ 7à 18 mille hommes, formant la dernière ressource de la mo-narchie. Il s’y était établi pour recueillir dans un bon poste l’ar-mée battue. Mais elle ne se dirigeait pas vers lui, puisqu’elleavait pris la route de Magdebourg, et à sa place on vit paraître,le 17 octobre au matin, un détachement de troupes françaises.C’était la division Dupont, qui, pour le moment, suivait lecorps du maréchal Bernadotte. A peine arrivé en vue de Halle,le général Dupont, qui avait ordre d’attaquer, se hâta de re-connaître lui-même la position de l’ennemi. La Saale se diviseen plusieurs bras devant la ville de Halle. On la passe sur unpont d’une grande longueur, qui traverse à la fois des prairiesinondées et plusieurs bras de rivière. Ce pont était garni d’ar-tillerie, et en avant se trouvait une troupe d’infanterie. Dansles lies qui séparent la rivière en plusieurs bras, on avait dis-posé des batteries, qui enfilaient la route par laquelle arri-vaient les Français. A l’extrémité du pont se présente la ville,dont les portes étaient barricadées. Enfin au delà sur les hau-