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teurs qui dominentje cours de la Saale, on apercevait le corps Octob. xsœ.d’armée du prince de Wurtemberg rangé en bataille. 11 fallaitdonc franchir le pont, forcer les portes de Halle, pénétrerdans la ville, la traverser, et enlever les hauteurs en arrière.
C’était une suite de difficultés presque insurmontables. A celtevue, le général Dupont, qui avait livré les beaux combats deHaslach et de Dirnstein, arrête sa résolution sur-le-champ. Ilse décide à culbuter les troupes postées aux avenues du pont,puis à enlever le pont, la ville et les hauteurs. 11 revient, re-prend des mains du maréchal Bernadotte sa division, que a Sdéusecelui-ci avait mal à propos disséminée 1 , et la dispose de lamanière suivante. II place en colonne sur la route le 9' ; léger, Dupon, ‘sur la droite le 32 e (celui qui s’était rendu si fameux en Italieet que commandait toujours le colonel Darricau), puis le 96 een arrière pour appuyer tout le mouvement. Cela fait, il donnele signal, et conduisant ses troupes lui-même , les lance aupas de course sur le poste d’infanterie établi à la tête du pont.
Ou essuie d’horribles décharges de inousqueterie et de mi-traille, mais on arrive avec la rapidité de l’éclair; on refoulesur le pont les troupes qui le gardent, on les y poursuit, mal-gré le feu qui part de tous les côtés, et qui atteint Français etPrussiens. Après une mêlée de quelques instants, on parvientà l’autre bout du pont, on entre pêle-mêle dans la ville avecles fuyards. Là, une vive fusillade s’engage au milieu des ruesavec les Prussiens; bientôt cependant on les expulse de laville, et on en ferme les portes sur eux.
Le général Dupont avait éprouvé des pertes, mais il avaitpris presque toutes les troupes qui défendaient le pont, ainsique leur nombreuse artillerie. Toutefois l’opération n’était pasterminée. Le corps d’armée du prince de Wurtemberg se
1 Nous rapportons ici l'assertion contenue dans les Mémoires du généralDupont. Nous pouvons affirmer que dans ces Mémoires, encore manuscrits,et fort intéressants , le général Dupont n’est pas le détracteur du maréchalBernadotte. Il le traite en ami, comme tons ceux qui ont triomphé en 1815 ,lorsque la France succombait.