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brietzen et Potsdam. Napoléon, avec la garde à pied et à che-val , qui était maintenant réunie, et de plus renforcée de septmille grenadiers et voltigeurs, marchait entre ces deux colon-nes. Il voulait qu’en récompense de la journée d’Awerstaedtle maréchal Davout entrât le premier à Berlin, et reçût desmains des magistrats les clefs de la capitale. Quant à lui,avant de se rendre à Berlin, il se proposait de séjourner àPotsdam, dans la retraite du grand Frédéric. Les maréchaux■Soult et Ney eurent l’ordre d’investir Magdebourg, Murat celuide rester embusqué quelques jours autour de cette grandeplace, afin d’y ramasser les bandes de fuyards qui s’y jetaienten foule. — C’est une souricière, lui écrivait Napoléon, dauslaquelle, avec votre cavalerie, vous prendrez tous les corpsdétachés qui cherchent un lieu sûr pour traverser l’Elbe. —Murat devait ensuite rejoindre la grande armée à Berlin, pourde là courir sur l’Oder.
Après avoir laissé prendre un peu d’avance à ses corpsd’armée, il partit le 24 octobre, et passa par Kropstadt, pourse rendre à Potsdam. Faisant la route à cheval, il fut surprispar un orage violent, bien que le temps n’eût cessé d’étre fortbeau depuis le commencement de la campagne. Ce n’était passa coutume de s’arrêter pour un tel motif. Cependant on luioffrit de s’abriter dans une maison située au milieu des bois,et appartenant à un officier des chasses de la cour de Saxe.Il accepta cette offre. Quelques femmes qui, d’après leur lan-gage et leurs vêtements, paraissaient être des personnes d’unrang élevé, reçurent autour d’un grand feu ce groupe d’offi-ciers français, que, par crainte autant que par politesse, onse serait bien gardé de mal accueillir. Elles semblaient igno-rer quel était le principal de ces officiers, autour duquel lesautres se rangeaient avec respect, lorsque l’une d’elles, jeuneencore, saisie d’une vive émotion, s’écria : Voilà l’Empereur!— Comment me connaissez-vous? lui dit sèchement Napoléon.—• Sire, lui répondit-elle, je me trouvais avec Votre Majesté
Octob. 1806,
Rencontre quefait Napoléondans unemaison dcarte'e.à la suite d’unorage.