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[Vol. 4.]
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IÉNA.

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et la monarchie prussienne est abattue, les États de Brunswick 0rtob - ia*<sont en mon pouvoir. Dites au duc de Brunswick que j’auraipour lui les égards dus à un général malheureux, justementcélèbre, frappé par le fer qui peut nous atteindre tous, maisque je ne saurais voir un prince souverain dans uu généralde l’armée prussienne. —

Ces paroles, publiées par l’ordinaire voie des bulletins,donnaient à comprendre que Napoléon ne voulait pas mieuxtraiter la souveraineté du duc de Brunswick que celle del’electeur de Hesse. Du reste, s’il se montrait dur avec les uns,il se montrait avec les autres bienveillant et généreux, ayantsoin de varier ses traitements suivant la participation connuede chacun à la guerre. Ses expressions à l’égard du vieuxmaréchal de Mollendorf furent, pleines de convenance. 11 yavait dans Berlin le prince Ferdinand, frère du grand Frédé-ric, et père du prince Louis, ainsi que la princesse sa femme.

Il s’y trouvait aussi la veuve du prince Henri et deux sœursdu roi, l’une en couche, l’autre malade. Napoléon alla visiterces membres de la famille royale, avec tous les signes d’unprofond respect, et les toucha par ces témoignages venus desi haut, car il n’y avait pas alors de souverain dont les atten-tions eussent un aussi grand prix que les siennes. Dans lasituation à laquelle il était parvenu, il savait calculer sesmoindres témoignages de bienveillance ou de sévérité. Usante u ce moment du droit qui appartient à tous les généraux ente mps de guerre, celui d’intercepter les correspondances pourdécouvrir la marche de l’ennemi, il saisit une lettre du princede Hatzfeld, dans laquelle celui-ci paraissait informer le princede Hohenlohe de la position de l’armée française autour deBerlin. Le prince de Hatzfeld, comme chef du gouvernementMunicipal établi à Berlin, avait promis par serment de ne''•en entreprendre contre l’armée française, et de ne s’occuperf Fie du repos, de la sûreté, du bien-être de la capitale. C’étaitengagement de loyauté envers le vainqueur, qui consen-