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LIVRE XXV.
Octob. 1806.
Murat etLannesdiriges vers leMecklembourgpour
envelopper leN prince deHohenlohe.
Hetraite duprince
de Holienlohe.
Séjour
momentané àMagdebourg.
sa marche. Napoléon ordonna de les côtoyer, de manière à setenir entre l’ennemi et l’Oder, et puis, quand on aurait dé-bordé les Prussiens, de chercher à les envelopper, afin de lesprendre jusqu’au dernier homme. Le maréchal Lannes futacheminé à la suite de Murat, avec la recommandation demarcher aussi vite que la cavalerie. Le maréchal Bernadotteeut ordre de se porter à la suite de Lannes. Le maréchal Da-vout, après les trois ou quatre jours de repos qu’il lui fallait,dut se rendre à Francfort-sur-l’Oder, le maréchal Augereauet la garde durent rester à Berlin. Les maréchaux Ney etSoult, comme nous l’avons dit, avaient mission d’investirMagdebourg.
L’infortuné prince de Hohenlohe avait pris effectivement larésolution qu’on lui prêtait. Poursuivi à outrance par les Fran-çais, il était arrivé it Magdebourg, espérant y trouver durepos, des vivres, du matériel, et surtout le temps nécessaireà la réorganisation de son armée. Vaine espérance ! Le défautde précautions, pour le cas d’une retraite, si facile à prévoir,se reproduisait partout. II n’y avait à Magdebourg d’autresapprovisionnements que ceux qui étaient indispensables à lagarnison. Le vieux gouverneur, M. de Kleist, après avoirpourvu aux premiers besoins des fuyards, et leur avoir donneun peu de pain, refusait de les nourrir plus longtemps, dansla crainte de diminuer ses propres ressources, s’il venait èêtre assiégé. Les bagages s’étaient tellement encombrés dansl’intérieur de Magdebourg, que l’armée n’avait pas pu s J'loger. On avait été forcé d’établir la cavalerie sur les glacis ,l’infanterie dans les chemins couverts. Bientôt même le har-cellement continuel de la cavalerie française, qui venait enl e 'ver des détachements entiers sous le canon de la place, avaitobligé les troupes prussiennes à passer de l’autre côté d el’Elbe. Enfin M. de Kleist, effrayé du désordre qui régna* 4au dedans et au dehors de Magdebourg, pressa instammentprince de Hohenlohe de continuer sa retraite vers l’Oder, ct