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[Vol. 4.]
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IÉNA.

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de lui laisser la liberté dont il avait besoin pour se mettre endéfense. Le prince de Hohenlohe n’eut donc que deux jourspour réorganiser une armée qui ne se composait plus que dedébris, et dans laquelle il fallait réunir plusieurs bataillonspour en former un seul. De plus, le maréchal Kalkreuth ayantété rappelé par le roi dans la Prusse orientale, le prince deHohenlohe était chargé de recueillir les deux divisions deréserve, et contraint de les aller joindre sur le bas Elbe, fortau-dessous de Magdebourg.

Au milieu de ces embarras, le prince de Hohenlohe se miten marche sur trois colonnes. A sa droite, le général Schim-nielpfennig, avec un détachement de cavalerie et d’infante-rie, devait couvrir l’armée du côté de Potsdam, Spandau etBerlin, côtoyer d’abord le Havel, puis, quand on serait remontéassez haut pour tourner Berlin, longer le canal de Finow, flan-quer ainsi la retraite jusqu’à Prenzlow et Stettin, car on nepouvait, à cause de Ja position des Français, rejoindre l’Oderque vers son embouchure. (Voir la carte n° 36.) Le gros del’infanterie, marchant au centre, à égale distance du corpsde Schimmelpfennig et de l’Elbe, devait passer par Genthin,Balhenau, Gransée et Prenzlow. La cavalerie, qui était déjàsur les bords de l’Elbe, où elle profilait de l’abondance desfourrages, devait suivre les bords de ce fleuve par Jérichowe t Havelberg, les quitter ensuite pour se porter au nord, eta houtir par Willstock, Mirow, Strelitz, Prenzlow, au pointeornmun de Stettin.

Le corps du duc de Weimar, et le grand parc, conduits par

général Blucher, avaient heureusement tourné le Hartz pari' 1 Hesse et le Hanovre, sans être inquiétés par les Français,flui s’étaient hâtés de courir à l’Elbe. Le duc de Weimar, aumoyen d’une manœuvre assez adroite, avait réussi à tromper

Octoh. 1800.

Le princede Hohenlohe,au sortir deMagdebourg.prend

sa direction aunord, pouraller joindrelOderà .Stettin.

llelraitedu gendralUlucher et dudue île Weimaren tournantle llart/.

le

maréchal Soult. Feignant d’abord d'attaquer la ligne d’in-

'Glissement autour de Magdebourg, puis se dérobant tout àC ° U P, il avait subitement passé l’Elbe à Tangermunde, et

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