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LIV11E XXV.

Octob. 1803 . Prussiens. Trop peu nombreux cependant pour tenir tète àceux-ci, ils quittèrent Boilzenbourg. Les infortunés soldats duprince de Ilohenlohe dévorèrent ce qui restait; mais la pré-sence des cavaliers français les avertissait de se hâter. Ilspartirent la nuit même, en faisant encore un détour à gauchepour éviter les Français, et les prévenir à Prenzlow. Ils mar-res Prussiens chèrent- toute la nuit, se flattant de les caener de vitesse. Au

prévenus ' ° °

à prenzlow. point du jour, ils commençaient à découvrir Prenzlow ; maissur la droite, à travers les bois et les lacs qui jalonnaient laroute, on avait entrevu des cavaliers forçant le pas. Le brouil-lard 11c permettait pas de reconnaître la couleur de leur uni-forme. Étaient-ce des Français, étaient-ce des Prussiens? Ons’interrogeait avec anxiété, les uns croyant avoir aperçu lepanache blanc d’un régiment prussien, les autres au contrairecroyant reconnaître le casque des dragons de Murat. Enfin,au milieu de ces conjectures de la crainte et du désir, on ar-rive en vue de Prenzlow, les Français, assure-t-on, n'ayantpas encore paru. On pénètre dans un faubourg, long d’unquart de lieue. Une moitié do l’armée prussienne y est déjàentrée, quand tout à coup le cri aux armes se fait entendre.Les dragons français, survenus au moment où une partie del’armée prussienne est dans Prenzlow, en attaquent la queue,et la refoulent dans Prenzlow même. Ils la chargent en toussens, puis s’élancent dans les rues de la ville. Les dragonsde Prilwitz, poussés par les dragons français, se rejettentsur l’infanterie prussienne, et la culbutent. C’est une mêléeeffroyable, dont la peur accroît encore le tumulte et le danger.L’armée prussienne, coupée en plusieurs'morceaux, s’enfuitau delà de Prenzlow, et prend position le mieux qu’elle peutcapitulation<ie sur la route de Stettin. Bientôt elle est enveloppée, et Murat

Prenzlow, et i r 7

C pius' r çrand!î* sommer I e prince de Ilohenlohe de se rendre. Le princeïarm* c navré de douleur, mais repoussant avec horreur l’idée d’uneprussienne. ca pit u I a tion, refuse ce qu’on lui propose. — Eh bien, répondMural à l’officier qui lui apporte ce refus, vous serez sabrés